L'occasion était belle pour le RC Strasbourg d'embellir une saison déjà bien engagée. Encore en course pour l'Europe en Ligue 1, les Alsaciens étaient en lice pour un bon parcours en Ligue Conférence, et en Coupe de France, ils étaient favoris de ce quart de finale contre le Stade de Reims, qui était clairement à l'arrêt ces derniers temps en Ligue 2.
À ce sujet - Reims, le roi des 0-0 qui rêve d'un but en Coupe de France
Une inanité dont les Strasbourgeois tentaient de profiter d'entrée en appliquant une forte pression. Les occasions tardaient à arriver, juste une dizaine de minutes, le temps pour Alexandre Olliero de se mettre en évidence sur une tête de Sebastian Nanasi. Puis, au quart d'heure de jeu, Joaquín Panichelli "taupait" une reprise sur un ballon offert par la défense.
On se demandait alors combien de temps les Rémois allaient tenir. Gessime Yassine mettait de nouveau Olliero à contribution (19e), mais les Champenois parvenaient à resserrer les lignes. Strasbourg se cassait les dents jusqu'à une action rocambolesque après la demi-heure, sur une action entamée par une frappe de Guéla Doué sur le poteau, avant un festival de Gessime Yassine qui allait finir par provoquer un pénalty... annulé à la VAR !
Strasbourg allait continuer sa domination sans partage : 70% de possession, des tirs en rafale, mais à la pause, la mission était accomplie pour Reims : 0-0 sans avoir cadré la moindre frappe, les Champenois visaient clairement le coup fumant.
Une histoire de pénaltys
Cela n'empêchait cependant pas Strasbourg de reprendre son intense phase de domination. Des vagues incessantes sur la défense rémoise, qui tenait le choc sans broncher. Notamment sur une interposition de la tête de Nicolas Pallois qui sauvait sans doute le coup sur un enroulé signé Doué (58e).
Et fatalement, à force de résister, Reims commençait à croire en ses chances de rafler la mise. Les Champenois osaient s'aventurer plus loin dans le camp alsacien, et le fameux coup fumant était tout proche quand Hiroki Sekine venait tenter sa chance en douceur, mais Mike Penders, au chômage jusqu'alors, venait sortir le bon arrêt au bon moment (68e).
Le match prenait alors une drôle de tournure pour Strasbourg, qui repartait à l'assaut. Mais toujours pas d'ouverture, et c'est sur coup de pied arrêté que le RCSA se montrait dangereux : Julio Enciso forçait Olliero à une belle parade, mais sur le corner suivant, John Joe Patrick Finn laissait malencontreusement traîner sa main. Après une "négociation" avec Enciso, Joaquín Panichelli touchait la barre mais faisait quand même trembler les filets (83e).
Quelques instants plus tard, Junior Mwanga partait dans le dos de la défense et Olliero commettait l'irréparable : Julio Enciso pouvait cette fois s'essayer à l'exercice et tuer pour de bon le match. Abdoul Ouattara allait même toucher la barre, avant qu'au bout des arrêts de jeu, Zabi ne vienne faire trembler les filets alsaciens... pour rien, attisant clairement les regrets champenois. Victoire 2-1, Strasbourg ne l'a pas volé, ayant dominé la rencontre, mais s'en sort bien, et Reims pourra même avoir des regrets. Mais le RCSA confirme être une équipe de coupe, et reste en course pour un doublé inédit.
