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La Concacaf rejette le projet de la FIFA d'ouverture à des investisseurs privés

La Concacaf rejette le projet de la Fifa d'ouverture à des investisseurs privés
La Concacaf rejette le projet de la Fifa d'ouverture à des investisseurs privésPhoto par CARL DE SOUZA / AFP

Face à la volonté de la FIFA d'ouvrir le capital de la Coupe du Monde à des investisseurs privés, la Concacaf et ses 41 associations membres opposent un refus catégorique.

Au cours des échanges, la confédération de l'Amérique du Nord, Centrale et des Caraïbes a vivement contesté la méthode comme le fond. Via un communiqué, l'instance a fermement exprimé de "profondes inquiétudes quant au manque de procédure régulière autour de la proposition, à l'échéance artificiellement courte imposée, et à l'absence de tout examen ou approbation par les organes de gouvernance compétents de la FIFA". Sur le plan financier, la nécessité d'un tel appel au capital-investissement a été ouvertement remise en question, alors même que l'instance internationale vient de boucler "la Coupe du Monde de la FIFA la plus rentable de l'histoire".

Cette tentative de privatisation a suscité un rappel à l'ordre institutionnel cinglant de la part de la confédération, soulignant que "l'histoire a montré à la FIFA et à la famille du football ce qui arrive lorsque les gardiens du jeu perdent de vue ces valeurs". Réaffirmant s'être reconstruite depuis dix ans sur les principes de "service, de gouvernance transparente et de gestion à long terme", la Concacaf refuse tout retour en arrière et exige que les débats financiers majeurs restent encadrés par les textes officiels.

Face à ce constat, les 41 associations membres ont rejeté la proposition unanimement. Elles ont immédiatement chargé leurs membres au Conseil de la FIFA d'exiger que toute initiative future "suive les processus de gouvernance appropriés conformément aux Statuts de la FIFA". Par ailleurs, les représentants devront déterminer "comment les vastes réserves existantes de la FIFA pourraient être utilisées pour augmenter le financement FIFA Forward" sans passer par des fonds privés. Par ce geste d'opposition marquant, la Concacaf réaffirme avec force son dogme : "L'avenir du football — et son plus grand atout — doit rester entre les mains de notre famille du football."