Belgium
Meilleur résultat en Coupe du monde : troisième place en 2018. Apparitions : 13. Classement mondial : 9
Alors que le soleil se couche sur leur génération dorée des années 2010, on peut estimer que la Belgique n’a pas été à la hauteur de son potentiel lors des grands tournois, compte tenu de la qualité de son effectif. Mais elle aborde cette Coupe du monde aguerrie et expérimentée, avec en prime un groupe abordable.
Parcours jusqu’à la phase finale
En parlant de groupes favorables, les Diables Rouges ont survolé les qualifications européennes pour décrocher leur billet pour une quatrième phase finale consécutive. Cinq victoires, trois nuls et aucune défaite leur ont permis de terminer en tête du groupe J. Mais un match nul contre le Mexique en avril montre qu’il reste du travail pour aller loin dans ce Mondial.
Joueur clé
Pour toute équipe qui vise la victoire finale, un gardien de classe mondiale est indispensable. L’entraîneur Rudi Garcia dispose de l’un des meilleurs à ce poste avec Thibaut Courtois. Il impressionne depuis des années avec le Real Madrid et compte 107 sélections avec la Belgique. Il figure parmi les meilleurs pour le nombre d’arrêts réalisés en Europe et, à 34 ans, il s’agit sans doute de sa dernière chance de briller sur la plus grande scène. Il avait également manqué l'Euro 2024 à cause d’un différend avec l’ancien sélectionneur Domenico Todesco, ce qui lui donne une motivation supplémentaire pour marquer les esprits.
Point de vue de la rédaction
La Belgique n’a pas passé la phase de groupes en 2022. Si l’histoire se répète cet été, ce serait une catastrophe au vu de la composition du groupe. Rééditer la performance de 2018 sera un vrai défi : un effectif vieillissant, avec notamment Kevin De Bruyne, Romelu Lukaku et Courtois, devra être à son meilleur niveau dans des conditions difficiles. Garcia espère aussi que Jeremy Doku saura reproduire sa forme de Manchester City pendant la compétition.
Pronostic Flashscore
Terminer en tête du groupe ne devrait pas poser de problème à la Belgique, mais c’est ensuite que les choses sérieuses commenceront. Elle devrait affronter une équipe de très haut niveau en huitièmes ou en quarts de finale, et cela pourrait bien marquer la fin de son parcours. Un quart de finale semble être le minimum pour les Diables Rouges, tout résultat au-delà serait un bonus.
Calendrier
15 juin, 21h00 CET : Belgique - Égypte - Lumen Field, Seattle
21 juin, 21h00 CET : Belgique - Iran - SoFi Stadium, Los Angeles
27 juin, 05h00 CET : Nouvelle-Zélande - Belgique - BC Place, Vancouver
Egypt
Meilleur résultat en Coupe du monde : huitièmes de finale en 1934. Apparitions : 3. Classement mondial : 29
Deux nuls, cinq défaites – l’équipe la plus titrée d’Afrique sur le continent doit mettre fin à une malédiction qui dure depuis près d’un siècle en Coupe du monde, puisqu’elle court toujours après sa première victoire dans la compétition. Avec l’élargissement du tournoi, c’est sans doute sa meilleure chance, dans ce qui pourrait être le dernier grand rendez-vous de sa superstar nationale.

Parcours jusqu’à la phase finale
Se qualifier depuis l’Afrique a toujours été compliqué, mais avec cette Coupe du monde à 48 équipes, la route vers les Amériques a été plus tranquille pour l’Égypte cette fois-ci. Huit victoires et deux nuls en dix matchs de qualification lui ont permis de finir en tête du groupe A avec 26 points, 20 buts inscrits pour seulement deux encaissés. Mohamed Salah – sur lequel nous reviendrons – a marqué neuf fois pour entretenir sa dynamique internationale.
Joueur clé
Aucun joueur n’a une telle aura en Égypte que Mo Salah. Véritable talisman de la sélection, il est constamment sollicité par les médias et cette pression pèsera sur lui lorsqu’il portera le maillot national cet été. En 115 sélections, il a inscrit 67 buts, mais seulement deux lors de Coupes du monde. C’est son dernier grand défi, et à 34 ans, peut-être aussi sa dernière chance de briller sur la scène internationale.
Il portera logiquement le brassard de capitaine et sera épaulé par Omar Marmoush de Manchester City, qui peut apporter un supplément de talent et soulager Salah d’une partie de la pression. Autre élément intéressant : l’Égyptien deviendra agent libre pendant la Coupe du monde après avoir quitté Liverpool – reste à voir si cela aura un impact sur ses performances.
Point de vue de la rédaction
L’Égypte est sans doute la deuxième nation la plus forte du groupe G. Sauf faux pas, elle devrait disputer son premier match à élimination directe depuis 1934. Sa troisième place lors de la CAN 2025 laisse présager une équipe solide cet été.
Pronostic Flashscore
Comme évoqué plus haut, l’Égypte devrait marquer l’histoire lors de ce tournoi : son premier objectif sera simplement de remporter un match, avant de viser les seizièmes de finale. Malgré deux attaquants de très haut niveau, cette équipe a montré ses limites lors de la CAN, et il serait surprenant de la voir encore en lice lors de la dernière semaine. On peut s’attendre à la voir atteindre les phases à élimination directe, mais elle devrait s’arrêter rapidement ensuite.
Calendrier
15 juin, 21h00 CET : Belgique - Égypte - Lumen Field, Seattle
22 juin, 03h00 CET : Nouvelle-Zélande - Égypte - BC Place, Vancouver
27 juin, 05h00 CET : Égypte - Iran - Lumen Field, Seattle
Iran
Meilleur résultat en Coupe du monde : phase de groupes. Apparitions : 6. Classement mondial : 21
En dehors du terrain, la préparation de l’Iran pour sa septième Coupe du monde a été éclipsée par le contexte géopolitique. L’équipe se rend sur le continent américain avec l’ombre de la guerre, après l’opération lancée par les États-Unis et Israël en mars dernier. Disputer le tournoi dans un pays avec lequel elle est actuellement en guerre est une situation presque inédite, ce qui pourrait détourner l’attention des joueurs des matchs à venir en juin.

Parcours jusqu’à la phase finale
L’Iran a été solide en qualifications, terminant en tête du groupe A lors du troisième tour de la zone Asie, avec une seule défaite en dix matchs. Sa star, Mehdi Taremi, a inscrit cinq buts durant cette phase, terminant co-meilleur buteur de ce long parcours asiatique.
Joueur clé
Les records sont faits pour être battus, et ce Mondial pourrait être celui de Taremi. À 33 ans, il a déjà marqué lors de deux Coupes du monde, un record pour un joueur iranien, et il devrait encore améliorer cette marque aux États-Unis. Joueur physique, capable de faire le lien entre les lignes, il n’hésite pas à décrocher pour faire jouer ses partenaires. Avec 60 buts en 107 sélections, il est un finisseur redoutable – les défenses devront le surveiller de près tout au long du groupe.
Point de vue de la rédaction
Difficile de résumer la situation des joueurs iraniens à l’approche du tournoi. Ils représentent une nation en guerre avec l’un des pays hôtes, et vont, en quelque sorte, jouer derrière les lignes ennemies pour une troisième Coupe du monde consécutive. Leur camp d’entraînement a déjà été déplacé à Tijuana, au Mexique, par la FIFA, mais l’incertitude plane sur la façon dont ils pourront disputer leurs matchs aux États-Unis. De nombreux pays ont rencontré des problèmes de visa, et la FIFA peine à garder le contrôle sur cette situation complexe.
Leurs matchs semblent donc presque secondaires par rapport à la logistique, mais une seule victoire pourrait suffire à leur permettre d’atteindre les phases à élimination directe.
Pronostic Flashscore
L’Iran n’a jamais franchi la phase de groupes en Coupe du monde, mais avec 32 équipes qualifiées pour la suite cette année, c’est sa meilleure opportunité. Beaucoup dépendra de son match contre la Nouvelle-Zélande, une rencontre où elle peut espérer prendre les trois points. Passer ce premier obstacle serait déjà un bel accomplissement, et c’est à sa portée.
Calendrier
16 juin, 03h00 CET : Iran - Nouvelle-Zélande - SoFi Stadium, Los Angeles
21 juin, 21h00 CET : Belgique - Iran - SoFi Stadium, Los Angeles
27 juin, 05h00 CET : Égypte - Iran - Lumen Field, Seattle
Nouvelle-Zélande
Meilleur résultat en Coupe du monde : phase de groupes. Apparitions : 2. Classement mondial : 85
Équipe la moins bien classée du groupe, la Nouvelle-Zélande a profité de la première place automatique attribuée à la Confédération océanienne pour se qualifier pour une troisième Coupe du monde, la première depuis 2010. Lors de ce tournoi, elle était la seule équipe invaincue, mais a été éliminée dès la phase de groupes après trois nuls consécutifs, dont un face à l’Italie, alors très attendue.

Parcours jusqu’à la phase finale
Parmi tous les chemins menant à la Coupe du monde, hormis celui de pays hôte, celui de la Nouvelle-Zélande est le plus simple. Dominateur lors des qualifications de l’OFC, le pays n’a encaissé qu’un seul but et a conclu par une victoire 3-0 contre la Nouvelle-Calédonie à domicile.
Joueur clé
Pour la plupart des amateurs de football, la Nouvelle-Zélande rime avec un nom : Chris Wood. L’attaquant est le meilleur buteur de l’histoire du pays et a été nommé plus jeune capitaine de la sélection en 2014. Depuis, il est devenu incontournable chez les All Whites, inscrivant neuf buts lors des qualifications et apportant son expérience de la Premier League à un groupe qui en manque. Il devra être au sommet de son art pour faire rêver tout un pays.
Point de vue de la rédaction
Avec Wood titulaire, la Nouvelle-Zélande dispose d’un point d’ancrage devant, mais cela ne suffira sans doute pas pour rivaliser dans ce groupe. Les blessures tardives de Joe Bell et Ryan Thomas n’arrangent rien, mais comme pour l’Iran, tout dépendra de leur confrontation directe. S’ils parviennent à s’imposer dans ce match, les seizièmes de finale ne sont pas hors de portée.
Pronostic Flashscore
Sortir du groupe semble un objectif trop ambitieux pour cette équipe de Nouvelle-Zélande, même avec Wood. Le match contre l’Iran sera décisif, mais elle devrait rester compétitive face à l’Égypte et la Belgique.
Calendrier
16 juin, 03h00 CET : Iran - Nouvelle-Zélande - SoFi Stadium, Los Angeles
22 juin, 03h00 CET : Nouvelle-Zélande - Égypte - BC Place, Vancouver
27 juin, 05h00 CET : Nouvelle-Zélande - Belgique - BC Place, Vancouver
