Voici les joueurs qui composent l’équipe type de la CAN 2025 selon le système de notation de Flashscore

Pour intégrer ce XI, les joueurs devaient avoir disputé au moins 360 minutes lors de la CAN.
Gardien de but
Mohamed El Shenawy (Égypte) 7.1
Si l’attaque de l’Égypte a souvent fait la Une pendant la CAN, El Shenawy a réalisé un tournoi discret mais remarquable.
À 37 ans, il est un vétéran de la compétition ; c’était sa quatrième Coupe d’Afrique des Nations, et il s’est montré solide dans les cages. Son meilleur match a eu lieu face à l’Afrique du Sud, où il a réussi six arrêts sur six, obtenant une note Flashscore de 8.6 et le titre d’homme du match.
El Shenawy a parfaitement géré sa surface et réalisé des arrêts décisifs, permettant à son équipe, limitée tactiquement, de terminer à la quatrième place. Ce qui pourrait être sa dernière apparition sur la grande scène africaine lui permet de sortir la tête haute.
Défense
Krepin Diatta (Sénégal) 7.5
Parmi les trois joueurs du Sénégal victorieux qui ont soulevé le trophée dimanche, Krepin Diatta n’est peut-être pas le nom le plus clinquant, mais son apport a été essentiel.
Il a disputé chaque minute du tournoi avec les Lions de la Teranga, jusqu’à une blessure malheureuse survenue à l’échauffement avant la finale, et il s’est montré efficace tout du long. Chargé de surveiller certains des joueurs les plus dangereux d’Afrique, il a rarement commis d’erreur.
Il a aussi apporté offensivement, délivrant une passe décisive contre le Bénin en phase de groupes. À seulement 25 ans, il a manqué la finale pour son pays, mais vu la qualité de l’effectif sénégalais, ce ne sera pas sa dernière.
Yasser Ibrahim (Égypte) 7.5
Avec le style défensif et les contres de l’Égypte, il n’est pas surprenant de retrouver Yasser Ibrahim dans notre équipe type.
Les Pharaons ont absorbé la pression jusqu’en demi-finales, et Ibrahim s’est imposé en patron derrière. Sa meilleure prestation, notée 9.5, a eu lieu contre le Bénin en huitièmes, où il a marqué d’une tête lobée sur coup franc pendant la prolongation, offrant la qualification à son équipe.
Mais sa mission principale restait la défense, et le solide défenseur central s’est illustré par de nombreux contres et dégagements, ainsi que par le plus grand nombre de tacles réussis du tournoi avec 26.
Rami Rabia (Égypte) 7.3
Rabia intègre l’équipe type aux côtés de son partenaire Ibrahim pour des raisons similaires.
Il a marqué contre la Côte d’Ivoire lors de la victoire 3-2 grâce à une tête puissante au second poteau, et comme Ibrahim, il s’est montré solide derrière, sa passion étant visible après avoir contré un tir des Éléphants.
Noussair Mazraoui (Maroc) 7.6
Malgré la défaite cruelle en finale dimanche, Mazraoui gardera sûrement un bon souvenir de son tournoi à domicile dans les années à venir. Le latéral gauche a été incontournable chez les Lions de l’Atlas, infatigable sur son côté tout au long de la compétition, porté par des supporters passionnés.
Le tournoi avait bien commencé pour le joueur de Manchester United, avec une passe décisive lors du match d’ouverture contre les Comores – ce qui semble déjà loin – avant d’enchaîner les bonnes notes jusqu’à la finale quatre semaines plus tard.
Sa meilleure prestation a eu lieu contre le Nigéria en demi-finales, avec six dégagements, 76% de passes réussies dans le dernier tiers et 11 duels remportés sur 14 en 120 minutes. Il a été précieux des deux côtés du terrain, de quoi être fier.
Milieu de terrain
Ademola Lookman (Nigéria) 7.5
Aucun joueur n’a été aussi décisif que Lookman lors de la CAN. Avec sept contributions pour les Super Eagles, il a été le moteur de l’attaque du Nigéria, terminant meilleur passeur du tournoi et inscrivant trois buts.
Le Nigéria a sans doute proposé le plus beau football au Maroc, et Lookman en était le cœur. Positionné en numéro 10, il a créé plus d’occasions que quiconque, et même si son rendement a baissé en fin de parcours, il mérite sa place dans ce XI.
Pape Gueye (Sénégal) 7.5
Dans les livres d’histoire, malgré tout le suspense de la finale, un seul homme pouvait inscrire le but de la victoire : Gueye.
Sa course énergique vers l’avant, résistant à Achraf Hakimi et décochant une frappe dans la lucarne en déséquilibre, résume parfaitement son tournoi.
Infatigable, il n’a jamais ménagé ses efforts, tout en restant dangereux offensivement – comme lors du succès 3-1 contre le Soudan, où il a inscrit un doublé. Pape Gueye a ajouté une deuxième étoile au palmarès du Sénégal ; il brillera toujours dans son pays.
Attaquants
Brahim Diaz (Maroc) 7.2
Un instant peut changer une carrière ; pour Brahim Diaz, ce fut dimanche à la 114e minute, lorsqu’il s’est avancé pour tirer le pénalty qui aurait pu mettre fin à 50 ans de disette pour son pays.
Sa tentative de « Panenka » à ce moment-là a surpris le monde entier, et finalement, ce raté restera le souvenir de sa CAN dans les années à venir.
Mais avant cela, il était sans doute le joueur du tournoi. Il a remporté le Soulier d’Or grâce à ses buts, marquant lors de cinq matchs consécutifs avant les demi-finales.
Sa menace sur l’aile droite, aux côtés de Hakimi, a été l’atout principal du Maroc, et il a su répondre à la pression avec talent et sang-froid.
Hélas, les larmes sur le banc et les épaules basses après ce moment difficile le hanteront, lui et son pays – la suite montrera de quel bois il est fait.
Sadio Mané (Sénégal) 7.6
La pression sur les internationaux lors des grands tournois est insoutenable. Sous le regard de tout un pays, porté par des millions de supporters, cela peut être un fardeau pour beaucoup. Pour Mané, il a une nouvelle fois répondu présent et mené son équipe vers la victoire. Il n’a pas marqué le but décisif en finale, mais son rôle pour ramener ses coéquipiers sur le terrain dimanche après leur sortie en protestation du pénalty tardif restera dans les mémoires.
Alors que d’autres perdaient leur sang-froid, lui est resté calme et a permis la reprise du match, évitant peut-être à son équipe de déclarer forfait.
Il a été désigné homme du tournoi par les organisateurs de la CAN, et il a été essentiel pour son équipe, comme en 2021. L’ancien attaquant de Southampton et de Liverpool a marqué le but de la victoire contre l’Égypte en demi-finales d’un tir instinctif, mais c’est surtout son abnégation qui a marqué les esprits.
Il est le joueur de luxe du Sénégal, et même si deux buts et trois passes décisives ne sont pas forcément le bilan espéré il y a un mois, son leadership a été déterminant dans la conquête du titre pour la deuxième fois.
Mohamed Salah (Égypte) 7.3
Autre figure emblématique de son pays, Salah a encore échoué de peu dans sa quête d’un grand trophée avec l’Égypte. L’attaquant de Liverpool a parfois eu du mal à peser sur les matchs à cause des choix défensifs de son entraîneur, mais cela ne l’a pas empêché de marquer quatre fois et de finir deuxième au classement du Soulier d’Or.
En duo avec Omar Marmoush, ils ont fait trembler les défenses et mené les Pharaons tout près de la finale. Au final, Salah rentrera à Liverpool déçu de ne pas avoir soulevé le trophée, mais il a prouvé une fois de plus qu’il reste une référence du football mondial.
Victor Osimhen (Nigéria) 7.3
Notre dernier joueur n’a plus besoin d’être présenté. Osimhen est l’attaquant de pointe par excellence et l’a encore prouvé lors de la CAN.
Avec quatre buts en six matchs, il a été redoutable devant le but, terminant avec le plus grand nombre de tirs du tournoi et une belle entente avec Lookman.
Le « guerrier masqué » a brillé face à l’Algérie, inscrivant un but et délivrant une passe décisive lors du succès 2-0.
Son tournoi, comme celui de Lookman, s’est essoufflé sur la fin, et les supporters des Super Eagles y verront une des raisons de leur échec à aller au bout.
