Le président de la CAF rejette les accusations de corruption du Sénégal

Le président de la CAF rejette les accusations de corruption du Sénégal
Le président de la CAF rejette les accusations de corruption du SénégalPhoto par ABDEL MAJID BZIOUAT / AFP

Le président de la Confédération africaine de football (CAF) Patrice Motsepe a démenti jeudi au Maroc des soupçons de corruption au sein de la CAF formulés par le gouvernement sénégalais après le retrait du titre de champion d'Afrique à son équipe au profit du Maroc.

"Si quelqu'un veut engager une action en justice en alléguant qu'il y a de la corruption à la CAF, non seulement je l'accueille favorablement, mais je l'encourage. Il n'y a rien à cacher", a déclaré M. Motsepe durant une conférence de presse à Salé, près de la capitale Rabat, qualifiant ces accusations de "fausses et sans fondement".

Le gouvernement sénégalais a réclamé le 18 mars une enquête internationale "pour soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes de la CAF", au lendemain de la décision du jury d'appel de la CAF ayant déclaré l'équipe du Sénégal "forfait lors de la finale" et homologué la victoire du Maroc sur tapis vert par 3-0.

La décision de la CAF a été saluée par le Maroc mais contestée par le Sénégal qui a déposé un recours devant le Tribunal arbitral du sport à Lausanne.

"Ces problèmes liés à la finale sont derrière nous (...) car le jugement est en cours", a souligné M. Mostepe, affirmant que "quelle que soit la décision du TAS, nous la respecterons et nous l'appliquerons".

Par ailleurs, M. Motsepe a indiqué respecter "la souveraineté judiciaire" du Maroc au sujet de 18 supporters sénégalais condamnés en première instance à des peines allant de trois mois à un an de prison pour "hooliganisme" durant la finale chaotique de la CAN-2025. La prochaine audience de leur procès en appel est fixée au 13 avril.

Le soir de la finale, le 18 janvier à Rabat, l'arbitre avait accordé en toute fin de match un pénalty au Maroc après consultation de l'assistance vidéo, peu après avoir refusé un but au Sénégal.

Ulcéré par cette décision, plusieurs joueurs sénégalais avaient quitté le terrain et la finale avait basculé dans le chaos et la confusion. Des supporters sénégalais avaient tenté d'envahir le terrain et lancé des projectiles vers la pelouse.

Les joueurs sénégalais étaient finalement revenus sur le terrain, l'attaquant marocain Brahim Diaz avait totalement raté son pénalty et le Sénégal s'était imposé 1-0 sur un but de Pape Gueye pendant la prolongation.

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