Dès l'arrivée de Thiaw, qui avait enjoint ses joueurs à quitter le terrain lorsqu'un pénalty discutable a été accordé à Brahim après arbitrage vidéo à la 94ᵉ minute, des journalistes marocains ont hué le sélectionneur sénégalais et se sont levés pour boycotter sa prise de parole, lui demandant de "dégager".
Leur attitude a provoqué une réplique de journalistes sénégalais et une grosse tension a débuté entre les deux parties, d'autres journalistes des deux nations tentant en vain de calmer les plus belliqueux. Sans avoir prononcé un mot, Thiaw est reparti de la salle de conférence de presse sans que cela ne calme l'assistance.
Au bout de dix bonnes minutes, les officiels de la Confédération africaine de football (CAF) ont annoncé que la conférence de presse était "annulée pour raison de sécurité", pressant les journalistes présents de quitter la salle.
Quelques minutes auparavant, le buteur sénégalais Pape Gueye, élu homme du match, avait prononcé quelques mots, expliquant l'attitude des Lions de la Teranga qui avaient quitté la pelouse avant de la regagner sous les ordres de leur star Sadio Mané.
"Ce qu'on a ressenti, c'était un peu d'injustice parce que, juste avant, il y avait une faute pour nous" a expliqué le milieu de terrain. "Tout être humain est un peu frustré. Mais Sadio (Mané) nous a dit de revenir sur le terrain, on s'est mobilisé, on a tout donné, on a su marquer et gagner ce match. (...) Aujourd'hui, le Sénégal a une deuxième étoile", a-t-il encore pensé.
La tension n'est pas redescendue immédiatement entre les journalistes, des bisbilles éclatant sporadiquement dans le centre de presse où ils se concentraient après la finale.
