"J'ai le devoir de développer le football dans toute l'Afrique. Je ne peux pas limiter le football aux pays qui disposent des meilleures infrastructures, mais je suis convaincu que la CAN au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie sera un énorme succès (...) Nous n'allons pas retirer la compétition à ces pays", a affirmé le président sud-africain de l'instance dans une conférence de presse de clôture de l'édition 2025, samedi à Rabat.
Au Maroc, "la qualité du football a été de classe mondiale, tout comme celle des stades et des infrastructures", a déclaré Patrice Motsepe aux journalistes à Rabat, à la veille de la finale de la Coupe d'Afrique opposant dimanche le pays hôte au Sénégal.
Le Maroc, qui se prépare à coorganiser la Coupe du monde 2030 avec l'Espagne et le Portugal, pourrait également se porter candidat à l'organisation de la CAN 2028, jouée un an après celle de 2027, pour s'aligner sur les autres compétitions de la FIFA être disputée tous les quatre ans au lieu de deux actuellement.
Patrice Motsepe, qui avait annoncé cette réforme controversée à la veille de la CAN au Maroc, a insisté samedi sur le fait qu'elle ne résultait pas de pressions exercées par les grands clubs européens ou par la FIFA.
"Nous devons nous libérer en tant qu'Africains et ne pas penser que chaque fois que nous prenons une décision, c'est parce que la FIFA ou l'Europe le dit", a-t-il fustigé, reconnaissant toutefois qu'"il y a des moments où il faut faire des concessions".
Le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda, trois pays d'Afrique de l'Est, ont déjà coorganisé l'an dernier le Championnat d'Afrique des nations (CHAN), une compétition réservée aux sélections composées exclusivement de joueurs évoluant dans leurs championnats nationaux.
Ce tournoi avait cependant été reporté du début de l'année au mois d'août afin de permettre la poursuite des travaux d'aménagement et de mise à niveau des infrastructures. La CAN 2027 sera la première édition organisée dans cette région depuis celle accueillie par l'Ethiopie en 1976.
