La finale, marquée par la polémique dans les derniers instants, a été caractérisée par l’attribution d’un penalty aux Lions de l’Atlas alors qu’il ne restait que deux minutes dans le temps additionnel.
Bien que le Sénégal ait contesté la décision et menacé de quitter la finale, la sélection est finalement revenue sur sa menace et a permis au Maroc de tirer le penalty.
Diaz, qui a été le grand artisan du parcours du Maroc depuis le début de la compétition, de la phase de groupes jusqu’à la finale, avec cinq buts inscrits en sept matchs, a pris la responsabilité de tirer ce penalty décisif.
Cependant, sa tentative de Panenka a été facilement arrêtée par Edouard Mendy, envoyant la finale en prolongation. Le Sénégal a su saisir sa chance et, grâce à Pape Gueye, a remporté la finale 1-0 pour décrocher son deuxième titre continental, empêchant le Maroc de mettre fin à une attente de 50 ans.
Plus tard, Diaz a présenté ses excuses pour cette occasion manquée sur ses réseaux sociaux : "J’ai échoué et j’en assume l’entière responsabilité, je demande pardon du fond du cœur. Ce sera difficile de s’en remettre car cette blessure ne guérira pas facilement, mais je vais essayer. Pas pour moi, mais pour tous ceux qui ont cru en moi et pour tous ceux qui ont souffert avec moi. Je continuerai jusqu’à ce que je puisse un jour rendre tout cet amour et être une source de fierté pour mon peuple marocain."
L’attaquant d’Everton a ouvertement critiqué Diaz, pour son penalty manqué, estimant qu’il a voulu se comporter en vedette après son excellent parcours lors de cette édition 2025, mais a finalement vu sa tentative repoussée.
"On disait tous qu’il allait rater", a confié Ndiaye dans une interview au journal britannique The Times. "Je priais, je disais : ‘Il va rater, il va rater.’ J’ai ressenti un certain manque de respect. Je ne dis pas qu’il l’a fait exprès pour nous manquer de respect, mais c’était soit ça, soit il a voulu jouer la star après tout ce qui s’était passé."
Interrogé sur le fait de savoir s’il aurait eu le courage de tenter un tel penalty dans un moment aussi tendu, Ndiaye a répondu : "Je ne sais pas si j’aurais pris ce risque. Mais tu étais à quelques minutes de devenir roi dans ton propre pays. Ils n’avaient pas gagné depuis tant d’années et il ne te restait qu’à saisir l’occasion et marquer. Je ne comprends donc pas pourquoi il a fait ça, mais tant mieux pour nous. Je pense qu’à partir de là, on a su qu’on allait gagner."
Injustice
La décision du Sénégal de menacer de quitter le match a conduit la Confédération africaine de football (CAF) à sanctionner son sélectionneur, Pape Thiaw, de cinq matchs officiels de la CAF pour conduite antisportive, ainsi que Ndiaye et Ismaila Sarr, suspendus pour deux matchs de la CAF pour comportement antisportif envers l’arbitre.
En commentant la situation, Ndiaye, s’est souvenu : "On est devenus fous. On essayait de comprendre ce qui se passait. On était complètement hors de nous. C’est la finale et on est sur le point de perdre. Bien sûr, on est restés soudés en tant qu’équipe. Quand tout le monde dit qu’on va faire quelque chose, on le fait. On se disait : 'ça ne peut pas nous arriver'. Après tout ce qu’on a traversé, on a ressenti que c’était injuste. Et après ça, les autres sont revenus. Sadio (Mané) a dit : ‘Retournez sur le terrain et jouez le match.’"
À la question de savoir si les joueurs étaient conscients qu’abandonner la finale de la CAN pouvait avoir des conséquences, Ndiaye a répondu : "Je ne peux pas prédire l’avenir, mais je pense qu’on doit être traités équitablement. C’est essentiellement ce que je voulais dire. Peut-être qu’on a eu raison, peut-être pas. Mais après tout ce qu’on a accompli dans ce tournoi, on voulait juste s’assurer que tout se passait de façon juste, et c’est peut-être pour ça qu’on a réagi ainsi. On ne sait pas ce que l’avenir nous réserve."
Malgré ce qui s’est passé en finale, le gouvernement sénégalais a affirmé qu’il ferait tout pour défendre le sélectionneur Thiaw et les joueurs suspendus.

