Exclu' Flashscore. Regragui–Maroc : tensions, non-dits et zones d’ombre

Walid Regragui lors de la cérémonie des trophées après la CAN 2025.
Walid Regragui lors de la cérémonie des trophées après la CAN 2025. Photo par ABDEL MAJID BZIOUAT / AFP

Le doute plane depuis quelques heures autour de Walid Regragui. Alors que la presse marocaine évoquait une possible démission du sélectionneur national, la Fédération royale marocaine de football s’est empressée de démentir l’information ce vendredi. Mais derrière ce démenti officiel, les interrogations persistent. Voici ce que Flashscore France est en mesure de dévoiler.

Tensions, non-dits et zones d’ombre : l’avenir de Walid Regragui au Maroc s’écrit en pointillé. Selon plusieurs informations parues dans la presse marocaine et française, le sélectionneur aurait même présenté sa démission à sa direction ce vendredi. Une rumeur rapidement démentie par la Fédération royale marocaine de football.

« La Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) dément catégoriquement les informations relayées dans certains sites d’actualités annonçant que Walid Regragui, sélectionneur de l’équipe nationale “A”, aurait présenté sa démission », a précisé l’instance via un communiqué officiel.

Vérité dissimulée ou simple volonté d’éteindre l’incendie au plus vite ? Une chose est sûre : quelque chose se joue en coulisses, du côté de Rabat. Car s’il y a bien un tournant récent, c’est la défaite en finale de la CAN 2025 — et, plus encore, le penalty manqué de Brahim Diaz — qui a fait bouger les lignes au sein de l’organigramme de l’équipe nationale.

Le Maroc serre les vices, Regragui en position de faiblesse

La Panenka de Brahim Diaz, tentée à la 114e minute de la finale de la CAN, continue de hanter les esprits. En coulisses, à la FRMF, ce raté est analysé comme une faute professionnelle, la responsabilité étant placée non sur le joueur, mais sur le staff technique, avec l’entraîneur des gardiens Omar Harrak en première ligne.

Pourquoi ? Parce qu’Édouard Mendy est réputé pour attendre le dernier instant avant de plonger, une caractéristique que la sélection estimait devoir être connue de tous les joueurs. Et donc, une information que l’entraîneur des gardiens aurait donc dû transmettre en amont.

La Fédération royale marocaine de football a donc décidé de serrer la vis. Si Omar Harrak est directement visé, c’est en réalité l’ensemble du staff technique qui se retrouve dans le collimateur en interne. Et même si, à l’heure où nous écrivons ces lignes, aucun licenciement n’a encore été acté, la tendance est claire : selon nos indiscrétions, la direction envisage de se séparer de l’entraîneur des gardiens, ainsi que d’autres membres du staff, jugés plus responsables que Brahim Diaz.

Néanmoins, contrairement au staff, la FRMF souhaite prolonger l’aventure avec Walid Regragui… au moins pour les six prochains mois, soit jusqu’à la Coupe du monde 2026. Le timing est jugé trop serré pour changer d’entraîneur à seulement quatre mois du début de la compétition, ce qui explique en partie le démenti officiel publié vendredi par la Fédération.

Et Regragui dans tout ça ? Selon nos informations, le sélectionneur a effectivement exprimé verbalement son souhait de partir, sans toutefois déposer de démission. Il est surtout mécontent de la situation autour de son staff, et se demande également s’il n’est pas arrivé au terme de son cycle après avoir atteint autant d’objectifs.

Reste à savoir s’il ira jusqu’aux États-Unis ou s’il partira avant. Pour le Maroc, la ligne est claire : Regragui doit rester jusqu’en juillet. Ensuite, les deux parties se réuniront pour faire le point, préparer l’avenir et surtout se projeter vers la Coupe du monde 2030 dans les meilleures conditions. Dans cette optique, la Fédération royale marocaine de football voit déjà loin. Elle a d’ailleurs contacté Andrés Iniesta pour lui proposer le poste de directeur sportif, un signal fort sur l’ambition et la stratégie à long terme de la FRMF.

Pablo Gallego - Senior News Editor
Pablo Gallego - Senior News EditorFlashscore France