Comme la Tanzanie en huitième de finale (1‑0) puis le Cameroun en quart (2‑0), le Nigéria s’est à son tour heurté au mur marocain. Les Super Eagles, portés par un duo Victor Osimhen-Ademola Lookman particulièrement en vue depuis le début du tournoi, ont longtemps tenté de contourner la défense des Lions de l’Atlas sans jamais réellement parvenir à déséquilibrer un bloc compact, discipliné et parfaitement organisé. Rarement mis en danger, le Maroc a étouffé l’animation offensive nigériane en fermant systématiquement les espaces et en imposant un défi physique permanent.
L’Égypte a connu une désillusion comparable face au Sénégal en demi‑finale (1‑0). Mohamed Salah, pourtant attendu comme l’homme fort de cette rencontre, a été neutralisé par une défense sénégalaise hermétique qui a su couper toutes les connexions vers l’avant et priver les Pharaons de profondeur. Incapables d’accélérer ou de créer des décalages, les Égyptiens ont fini par céder sur un match fermé, à l’image de leur tournoi.
Dans cette CAN 2025 où la hiérarchie continentale a été globalement respectée, sans véritable exploit surprise ni outsider inattendu dans le dernier carré, cette petite finale entre deux poids lourds historiques du football africain apparaît finalement comme une affiche logique, presque inévitable au vu des dynamiques observées tout au long de la compétition.
Les joueurs à suivre
Samuel Chukwueze (Nigeria) : l'ancien joueur de Villarreal a beaucoup à se faire pardonner après son tir au but totalement loupé alors qu'Hamza Igamane avait ployé sous la pression juste avant lui et qu'il était entré spécialement pour la séance fatidique. L'ailier doit se racheter et contribuer à valider une CAN de belle facture de la part des Super Eagles.
Mostafa Mohamed (Egypte) : contraint de jouer les utilités à partir des 1/8 de finale avec trois entrées très tardives (11 minutes à peine en cumulé), le Nantais doit terminer la compétition sur une note positive avant de retrouver la Ligue 1.
Les stats :
La dernière victoire de l'Egypte sur le Nigeria remonte au 29 mars 2016 (1-0).
Lors des 20 confrontations entre les deux pays, les Super Eagles se sont imposés 9 fois, les Pharaons 6 et se sont séparés 5 fois sur un résultat nul
