"Dans un scénario cauchemar, le Maroc perd le titre", titre le magazine TelQuel sur son site. "Les Lions de l'Atlas ont manqué leur rendez-vous avec l'histoire (...) Ils doivent encore attendre pour décrocher un deuxième trophée" (après le premier obtenu il y a 50 ans), constate le site d'information Le360.
"Le sélectionneur (Walid Regragui) n'a pas tenu parole, lui qui n'a eu de cesse d'affirmer qu'il était capable de ramener le trophée", souligne Le Matin. Et "le fair-play n'a pas été au rendez-vous", regrette ce journal en référence au chaos dans lequel la finale a basculé dans le temps additionnel de la seconde mi-temps.
Un pénalty sifflé en faveur du pays hôte à la fin du temps règlementaire après consultation de l'arbitrage vidéo, juste après un but refusé au Sénégal, a entraîné le départ du terrain d'une partie des joueurs sénégalais, revenus finalement à la demande de leur star Sadio Mané, 33 ans.
Les tensions ont gagné les tribunes où les supporters des Lions de la Teranga ont tenté d'envahir le terrain pendant près de 15 minutes, même lorsque Brahim Diaz s'apprêtait à tirer son pénalty, finalement raté. Un splendide but de Pape Gueye au début de la prolongation est venu ensuite sceller la victoire du Sénégal (1-0).
Au lendemain des incidents, les médias locaux étaient nombreux à relayer les condamnations de la FIFA et de la CAF du comportement d'une partie de l'équipe sénégalaise pendant la finale. Le site d'information Ledesk a qualifié l'attitude des Sénégalais "d'anti-jeu lunaire".
Mais Le360 a trouvé les joueurs sénégalais "meilleurs sur le terrain", estimant qu'ils "n'ont pas volé leur victoire".
Les Lions de l'Atlas "devraient se ressaisir incessamment pour les prochains rendez-vous. Ce n'est que partie remise", ajoute ce média, dans une allusion au Mondial 2026, l'été prochain, avant de conclure : "Et c'est après tout cela, le foot."
