Les 18 Sénégalais ont été placés en garde à vue sur instructions du parquet du tribunal de première instance de Rabat "afin de les entendre sur des actes de hooliganisme commis" à l'intérieur du stade, a précisé la source, sous couvert d'anonymat.
Le supporter algérien, également placé en garde à vue, est lui soupçonné d'"incitation au hooliganisme".
Quelques minutes avant la fin du temps réglementaire de la rencontre, remportée 1-0 par le Sénégal face au Maroc, près d'un millier de supporters sénégalais ont tenté d'envahir la pelouse pendant près de 15 minutes, avant d'être difficilement maîtrisés par les forces de l'ordre et les stadiers.
Plusieurs supporters sénégalais ont lancé des projectiles vers la pelouse, dont au moins une chaise.
Peu auparavant, les joueurs et leur entraîneur avaient quitté le terrain pour protester contre l'attribution d'un pénalty au Maroc dans les dernières secondes du temps additionnel.
Gagnés par cette vive tension, les supporteurs ont tenté de pénétrer sur la pelouse alors que Brahim Diaz s'apprêtait à tirer son pénalty, qu'il a finalement raté après le retour des joueurs sénégalais, convaincus par leur star Sadio Mané. Dès le début des prolongations, le Sénégal a marqué le but de sa victoire.
Début janvier, le parquet marocain, qui avait installé des bureaux dans tous les stades accueillant des matches, avait annoncé le traitement de 152 infractions entre le 21 décembre, démarrage de la CAN, et le 6 janvier.
Avec 61 cas recensés, l'accès ou la tentative d'accès frauduleux aux stades a constitué l'infraction la plus fréquemment relevée par le parquet. Venait ensuite la vente de billets à un prix non réglementaire ou sans autorisation (19 cas).
