Brême planifiait une tournée en mai avant le début de la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Des matches amicaux étaient prévus à Minneapolis et Detroit mais le club ne fera pas le voyage pour des "raisons sportives, économiques et politiques", a déclaré ce samedi à l'AFP un porte-parole.
Des milliers d'agents fédéraux de la police de l'immigration (ICE) ont été déployés à Minneapolis ces dernières semaines dans le cadre d'une campagne lancée contre les migrants illégaux par Donald Trump. Deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti, ont été abattus en janvier par les forces de l'ordre lors de manifestations de masse contre la présence de l'ICE dans la ville. L'administration Trump a fini par annoncer son retrait la semaine dernière.
"Jouer dans une ville où il y a des troubles et où des personnes ont été abattues ne correspond pas à nos valeurs", a précisé le porte-parole du Werder Brême.
Autre argument avancé par le club : le durcissement des conditions d'entrée aux États-Unis, incluant un examen de l'activité sur les réseaux sociaux. "Nous ne savions pas quels joueurs pourraient entrer aux États-Unis en raison des conditions d'entrée plus strictes", a-t-il ajouté.
Brême occupe actuellement la 16ᵉ place (sur 18) du championnat allemand. Son porte-parole a estimé que le risque de relégation et ses conséquences économiques ajoutaient à la difficulté de planifier le voyage.
Quatre fois champion d'Allemagne dont la dernière fois en 2004, le Werder prend régulièrement position sur des sujets politiques ou sociaux. En 2024, il a été l'un des rares clubs allemands à quitter X, ex-Twitter, estimant que la plateforme était devenue un forum pour "les discours haineux, la haine contre les minorités, les publications d'extrême droite et les théories du complot".
