"On n'est pas là pour faire du marketing", rappelle Deschamps avant France-Brésil

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Deschamps REUTERS

Avant le premier match amical face au Brésil jeudi en préparation à la Coupe du monde 2026, le sélectionneur Didier Deschamps s'est exprimé en conférence de presse.

Quelle valeur sportive donner à la rencontre de demain vu les conditions ?

Il y a un objectif sportif vu qu'on a deux matchs. Avant chaque compétition on a ces matchs en mars où la partie marketing prend beaucoup de place. On doit s'adapter. On est là pour ce match-là, celui de dimanche. On va répartir le temps de jeu, c'est le moment, d'autant plus en ayant ces deux matchs très rapprochés. L'objectif c'est de voir un maximum de joueurs sur le terrain.

Qu'est-ce qui vous fascine dans le Brésil ?

Évidemment que jouer le Brésil c"est particulier. Ça fait plus de 10 ans parce que c'est lorsqu'on avait fait la tournée en Uruguay et Argentine. aujourd'hui c'est beaucoup plus compliqué de faire des matchs amicaux avec toutes les compétitions. La France et le Brésil ce sont deux nations qui parlent à tout le monde, ça fait partir de l'histoire du football. C'est un amical, mais c'est un match de prestige.

Combien de minutes a Mbappé dans les jambes ?

Il peut débuter, pas faire tout le match, il peut rentrer... Lui comme les 24 autres joueurs auront du temps de jeu réparti sur les deux matchs. Chaque élément qu'on a sur le plan athlétique et physique nous fera prendre une décision. Le fait de faire 6 changements va nous aider. L'objectif c'est à la fois de gagner mais aussi de faire en sorte de ne pas prendre de risques avec les joueurs. Ils ont eu des matchs importants avant et ils en auront après, pour ceux qui sont qualifiés en quarts de finale de la Ligue des champions, qui jouent les titres nationaux...

Est-ce que vous auriez aimé que votre président Philippe Diallo fasse voeu de silence concernant l'avenir au poste de sélectionneur ?

Je ne commente pas les déclarations du président, je ne vais pas répondre par votre intermédiaire, je passe suffisamment de temps avec lui. Je m'occupe de ce qui est important pour moi, ce match... À vous d'interpréter, je ne vais pas perdre mon temps avec ça. Je n'ai qu'un seul objectif. Si vous avez des questions sur ce qui se passera après, ça ne me concerne pas. C'est aussi son rôle de président.

Le fait d'affronter le Brésil à deux mois de la Coupe du monde, c'est une adversité plaisante ?

On s'appuie sur chaque match. Avoir un match contre une nation moins prestigieuse nous aurait aussi donné des informations. On n'est pas là pour faire du marketing. Ça fait partie de la vie, comme les obligations médiatiques. Il y aura une vérité du terrain qui sera valable à l'instant T, qui vous amèneront sûrement à des analyses... Ce seront des données utiles à moi et au staff.

Vous allez toujours jouer avec quatre offensifs ?

Oui, à partir du moment où j'ai beaucoup de joueurs offensifs, je ne vais pas renoncer à ça. Il y en a aussi qui sont sur le banc et peuvent rentrer ensuite. Comme il y en a qui n'ont pas été appelé là mais auraient pu être convoqués. Si on a le ballon, il n'y a pas de soucis. L'objectif c'est d'avoir le plus le ballon possible pour créer du danger à nos adversaires.

C'est le premier rassemblement depuis qu'Ousmane Dembélé a eu le Ballon d'Or, Ballon d'Or qu'il a obtenu en jouant comme numéro 9, alors qu'il évolue sur un côté avec les Bleus. Est-ce que vous considérez revoir son positionnement ?

Même si au PSG il a une position d'avant-centre au départ de la rencontre, il joue aussi milieu, à gauche, à droite, plus bas... Comme la plupart des joueurs offensifs, il a une liberté. Le plus important c'est que les zones soient occupées à la perte du ballon. Il peut jouer à tous les postes offensifs. Au PSG, il est amené à jouer à un poste différent. Son placement différent au fil des minutes peut poser des problèmes aux adversaires.

Est-ce que vous pensez souvent au fait que ça sera votre dernier tournoi avec les Bleus ?

Ce qui est derrière, est derrière. Le plus important c'est aujourd'hui et demain. Je ne pense pas à moi et à réussir ma sortie. Comme chaque compétition, je veux juste aller le plus loin possible. Je n'ai pas de nostalgie. Je ne me dis jamais : "Ah c'est la dernière fois que..." Même si ponctuellement je peux le ressentir et avoir une certaine émotion. L'importance c'est la Coupe du monde, maintenir l'équipe de France au plus haut niveau. Ça va être très difficile, de par le format avec plus d'équipes et notre tirage, qui est très difficile.