Le vendredi 13 a davantage souri à Monaco qu'au PSG. Vainqueur de Nantes (3-1) après que le désormais ex-leader a manqué la marche à Rennes (3-1), le club du Rocher aborde la première manche de ce barrage de Ligue des champions avec un regain de confiance assez imprévu.
Ainsi, pendant que les propos post-match d'Ousmane Dembélé sont décortiqués, tout comme la réaction courroucée de Luis Enrique, l'équipe de Sébastien Pocognoli est reléguée au second plan. Cela n'atténue pas la crise institutionnelle latente mais ce répit n'est pas à sous-estimer.

Car malgré la quantité de blessés, l'ASM a retrouvé quelques certitudes depuis la claque infligée par le Real Madrid le 20 janvier dernier. Un mois plus tard, il y a eu du mieux en défense avec 4 cleansheet en 6 matches toutes compétitions confondues, quelques soubresauts en attaque malgré trois 0-0 et, tout de même, une sévère rechute en Coupe de France à Strasbourg (3-1).
Les recrues Wout Faes et Simon Adingra sont déjà adaptées. Le cas du Belge est essentiel pour Monaco car cela permet de placer Denis Zakaria au milieu. Le capitaine, après des piges en défense centrale, a montré combien il était important pour l'équilibre de son équipe. Certes, Nantes est une ombre, mais son but couplé à son activité ont confirmé qu'il y a une ASM avec lui et sans lui.

Monaco n'a rien à perdre, contrairement au champion d'Europe, battu en championnat à Louis-II fin novembre. Dixième à 9 points du dernier strapontin pour la Ligue des champions, le club a bien conscience que la reine des compétitions continentales ne passera pas par le Rocher en 2026-2027, sauf miracle. Raison de plus pour jouer sa chance à fond, dans la grande tradition européenne de l'ASM.
