Le 2 novembre dernier, Lorient tombait lourdement à Lens (3-0) et, après 11 journées, les Merlus ne comptaient que 2 victoires. Les deux raclées consécutives contre Lille (1-7) et l'OM (4-0) sont encore visibles dans la colonne de la différence de buts avec -5 après 19 journées. Mais depuis la déroute à Bollaert, le promu n'a plus perdu. Quatre victoires et 4 nuls en championnat, deux qualifications en Coupe de France : le bilan est excellent.
Avec 25 points, le maintien est acquis. La prolongation d'Olivier Pantaloni est en bonne voie. Bref, Lorient peut jouer libéré. Et vu le rendement actuel, pourquoi ne pas être un trublion pour les places européennes ? Après tout, Rennes n'est qu'à 6 points et avec un bilan de deux succès, 6 buts inscrits pour aucun encaissé contre leurs rivaux bretons, les Merlus, 9es, auraient tort de faire des complexes d'infériorités.
Cette 6e place synonyme de Ligue Conférence reste un voeu pieux pour l'instant mais le calendrier est abordable jusqu'au mois de mars.

La réception de Nantes arrive dans un contexte particulièrement difficile pour les Canaris, déplumés à vif à la Beaujoire par Nice (1-4). Après avoir fait plier Monaco (1-3) puis Rennes (2-0), Lorient a démontré du réalisme offensif, ce qui lui manquait cruellement en début de saison, de la solidité défensive et de la rigueur tactique. Le travail entrepris par Pantaloni depuis la Ligue 2 a des bénéfices. Le 3-4-3 est efficace et les certitudes se renforcent.
Tout l'inverse des Nantais qui, avec un effectif plus clinquant en apparence, ne parviennent pas à s'en sortir. Neuf semaines après avoir laissé deux points dans les arrêts de jeu après que Chidozie Awaziem a compensé son csc, les Merlus ne sont plus cette équipe à égalité de points avec le 17e : ils sont devenus redoutables.
