Aller au contenu principal

Estéban Lepaul : "J'ai envie d'être acteur de cette Équipe de France"

Estéban Lepaul avec Rennes.
Estéban Lepaul avec Rennes.GABRIEL BOUYS / AFP

Ce mardi, Estéban Lepaul a répondu aux questions des journalistes à l'occasion de sa première convocation en Bleus.

Son bizutage : "Une arrivée qui s'est très bien passée, Barthez a été la première personne que j'ai vue puis j'ai vu les joueurs arriver au fur et à mesure, les anciens Lyonnais avec qui j'ai été formé puis quelques anciens Rennais. Pour ce qui était de la chanson, tout a été maîtrisé et tout s'est très bien passé pour moi."

Les moments de l'Équipe de France qui l'ont marqué : "1998, je n'étais pas né. 2006, ce sont les premiers souvenirs pour moi, assez douloureux pour le coup. La finale de la Coupe du monde 2018 que j'ai vécue à la place Bellecour de Lyon et que j'ai célébrée très tardivement. Plus récemment, la défaite en finale de la Coupe du monde 2022 qui m'a fait très mal. Mais je dirais que je suis un enfant de la Coupe du monde 2018."

S'entraîner avec Zidane : "La première séance s'est très bien passée, il a montré qu'il avait encore des restes. Quoi de mieux que de recevoir des ballons de Zidane ? C'est un rêve éveillé mais je veux être acteur de ce rassemblement. Tout s'est très bien passé, tout ce qu'on peut considérer comme un peu de stress et pression est vite parti."

Le Ballon d'Or : "Tout ce que je peux espérer, c'est qu'un Français le remporte. Et qu'on puisse le fêter ensemble. Que ça reflète que les Français sont au sommet et qu'on a les meilleurs joueurs actuels du football."

Un objectif atteignable : "À la fin de saison de Ligue 1 la saison dernière, en finissant meilleur buteur. Je me suis dit que finir buteur d'un des cinq championnats ce n'était pas anodin. On y est quelques mois plus tard."

L'importance de son père : "Quand vous avez eu un père qui a connu le football de haut niveau, il aurait pu connaître l'Équipe de France aussi et il n'y est pas arrivé, je pense que quelque chose s'est transmis entre lui et moi dès mon plus jeune âge et il a pris le relais sur le fait de m'accompagner le plus possible. Au final, je pense que les choses sont plutôt bien faites. Je l'ai perdu en 2020, sa carrière s'est arrêtée à 24 ans, c'est l'âge à laquelle la mienne a commencé. C'était une sorte de passation, il y a une sorte d'histoire à finir et c'est une bonne voie pour que ça se passe comme je le souhaite. Maintenant qu'il n'est plus là c'est mon moteur au quotidien, c'est par ça que je suis animé. Voilà d'où vient toute cette force depuis 2020."

Sa première convocation : "On a savouré ça. On était ensemble avec les joueurs du Stade Rennais en Slovénie, c'était incroyable, un moment inoubliable dans ma vie. Ce qui m'a frappé en premier ici, c'est voir le coq avec les deux étoiles. C'est l'image la plus marquante de mon arrivée. Quelle fierté de pouvoir porter cet écusson avec ce double titre de champion du monde. J'ai découvert petit à petit Clairefontaine, je connais pas tout encore, je me suis trompé d'étage tout de suite en arrivant."

Son parcours : "2020 était une année compliquée, plus que compliquée, mais le rêve a toujours été là. C'est le moment où je me suis mis avec ma femme et je lui ai dit 'écoute je suis persuadé que je vais pouvoir aller tout en haut'. J'étais persuadé d'avoir les qualités pour aller en Ligue 1. Mélangées à la confiance que j'ai en moi et beaucoup d'abnégation et de travail, tout est atteignable. Mélangé à ça des moments où il faut avoir le déclic, même s'il y a eu des moments de doute, j'ai confiance en moi."

Changements dans sa vie : "J'appréhende assez facilement parce que ma personnalité fait que. Je suis quelqu'un de très simple. Je ne change rien du tout dans ma manière d'être, à la maison, dans la vie en dehors et au club. Juste du kiff, c'est la vie dont on rêvait quand on était petit. Je profite."

Objectifs : "Pour parler collectif, c'est de gagner les quatre matchs. Ca va être le leitmotiv du groupe sur ces deux semaines. Pour moi, d'avoir du temps de jeu, apporter ce que je peux, s'il y a un premier but ça me va. Quand on travaille bien, on est récompensés."

Ses échanges avec Zidane : "On a eu un premier meeting où il nous a présenté le staff. On a eu la séance terrain. Puis une deuxième réunion de 10 minutes où il nous montré une vidéo de l'histoire de l'Équipe de France. (...) Parler un peu de cet héritage transmis de génération en génération. On sait l'importance qu'il accorde à l'Équipe de France. Une vidéo pour qu'on prenne conscience de tout ce que ça va représenter pour nous. Avant nous, il y a eu des générations dorées et c'est à nous de jouer."

La pression avant sa sélection : "Il n'y a que mon match d'Angers qui n'est pas abouti. Le match de Lyon, mon entrée a été bonne. Le match de Marseille n'a pas été mauvais. Il n'y a eu aucune pression, ça n'a strictement rien changé. Ca peut être difficile pour les gens de voir ce que je fais sur le terrain si je ne marque pas. Mais je sais reconnaître ce qui est bien et pas bien. Il n'y a pas de doute qui s'est installé en moi. Aucun stress post pré-sélection."

L'importance de l'Équipe de France : "Cette vidéo (montrée par Zidane) était nécessaire, surtout avec un nouveau groupe. Essayer d'imprégner une certaine culture. Il veut nous transmettre cette mentalité d'être de fervents défenseurs de cet écusson. Tout le monde sait ce que ça représente, il n'y a pas de joueur qui sous-estime ce maillot bleu et tout le monde le portera haut et fièrement pendant ces quatre matchs."

"J'ai envie d'être acteur de cette sélection et de ce qui va se passer après. La seule envie que je vais avoir, c'est d'y regoûter encore et encore. Ma manière de fonctionner ne va pas changer. Ca va me donner encore plus de motivation."

Secteur offensif : "Sur ce qui est fourni en attaque, ce n'est pas à vous que je vais apprendre qu'on a sûrement ce qu'on fait de mieux ces temps-ci. Moi, j'aime participer au jeu, j'adore marquer des buts donc quoi de mieux que d'être entouré de joueurs comme Désiré, Ousmane, Kylian, Michael ? Ca va me permettre d'essayer plus de choses. Avec la qualité, il y a de quoi être servi correctement et aussi d'apprendre d'autres choses. Voilà comment j'aborde mon intégration avec ces joueurs mais pas du tout d'appréhension."

Un match d'attaquant : "Un joueur qui va libérer énormément d'espaces pour ses partenaires, qui va répéter les efforts sur le pressing, qui va participer au jeu, créer des décalages. On le voit de plus en plus avec les faux numéros 9."

Les messages qu'il a reçu : "J'en ai reçu pas mal, mais il n'y en a pas un qui m'a marqué spécialement."

Comment s'inspirer d'autres attaquants ? : "Ils ont des talents extraordinaires. Je peux apprendre techniquement, dans le jeu sans ballon. Ils ont une qualité technique bien au dessus de la norme. Je vais voir ce que peux ajouter à mon arc avec ce qu'ils font à l'entraînement. En Bleus, Kylian et Giroud ont été les meilleurs attaquants de ma génération. Giroud m'inspire aussi avec son histoire. Dans ce qui se fait maintenant, j'aime bien Ferran Torres, Harry Kane qui sait tout faire. J'aime bien Lautaro à l'Inter aussi. Il y a un peu de tout honnêtement."

Parcours pas classique : "Au final, je constate qu'en ce moment il y a de moins en moins de parcours linéaires. Il y a beaucoup plus de gens qui arrivent au haut niveau en passant par les divisions inférieures. Ca doit donner beaucoup de force à ceux qui ont ce rêve d'aller tout en haut. Je pense qu'il y aura de moins en moins de parcours linéaires, rien que pour arriver en Ligue 2 ou Ligue 1. Les couloirs sont de moins en moins définis, on peut grimper avec une bonne saison. Ca prouve que tout est possible. Il y a des parcours inspirants dans notre équipe."

Le staff : "Il n'y a que des nouveaux, des gens qui ont besoin aussi de prendre leurs repères comme les kinés. Le coach et son adjoint, David, ont fait des grandes choses ensemble, c'est inspirant pour le groupe, le coach Barthez aussi, ce sont de bonnes références pour nous. Tout est fait pour bien commencer cette nouvelle ère. Tout le monde est chaleureux, accueillant. C'est un nouveau chapitre pour l'Équipe de France. Le meilleur est à venir."