L'Atalanta aura régalé de bout en bout. Et la Dea avait fort à faire avant d'accueillir Dortmund, qui s'était imposé 2-0 lors du barrage aller en Allemagne. Mais les pensionnaires de Bergame ont mis toutes leurs chances de leur côté : après 45 minutes, l'Atalanta avait déjà fait son retard et menait 2-0 à la pause. Mieux encore, Pasalic marque le but du 3-0 au retour des vestiaires, concluant la remontada de l'Atalanta. Mais le coaching gagnant de Kovac et le but d'Adeyemi force les Italiens à un petit miracle pour éviter d'aller en prolongations. Une faute grossière de Bensebaini en toute fin de match offre l'opportunité à l'Atalanta d'un pénalty sur le gong. Samardzic s'en charge à la 97e minute et fait basculer le stade dans une autre dimension.
L'Atalanta relance tout en 45 minutes
Galvanisée par un public de Bergame très chaud, l'Atalanta démarre fort sa rencontre. Sur le côté gauche, Lorenzo Bernasconi dédouble avec Nicola Zalewski, qui revient sur son pied droit, se recentre et croise fort. Kobel doit faire une belle parade et s'en prend à ses hommes qui ne sont pas assez concentrés (4e). Et sur une nouvelle action venue de la droite, l'Atalanta ouvre le score. Lancé dans son couloir droit, Bernasconi déboule et centre fort devant le but du BVB pour trouver Gianluca Scamacca qui coupe au second poteau, après deux grosses erreurs de la défense allemande au moment d'intercepter ce centre, 1-0 (5e). L'Atalanta n'est plus qu'à un but de relancer complètement la confrontation.
Ramy Bensebaini écope d'un carton jaune très rapidement, après avoir retenu de façon peu académique Lazar Samardzic (13e). Le Serbe n'est pas loin de trouver la faille du bloc compact du BVB sur une large transversale coupée par Bernasconi au second poteau, qui centre en retrait mais bute sur Emre Can (16e). Zalewski est encore trouvé en retrait par Scamacca dos au but, qui a deux défenseurs allemands sur le dos, et envoie une frappe croisée puissante repoussée par Kobel (24e).
La première occasion du BVB attend la 27e minute et cette tête au second poteau trop décroisée de Serhou Guirassy sur un centre de Daniel Svensson (27e). Une grosse mésentente entre la défense du BVB et son gardien a failli offrir une très grosse occasion à Samardzic sur un centre en retrait de Giorgio Scalvini (35e). En contre, la connexion Svensson-Guirassy reprend de plus belle et Marco Carnesecchi doit intervenir (36e). Les Italiens enchaînent les corners, mais la défense allemande repousse tour à tour.
L'Atalanta finit par refaire son retard et relancer complètement ce barrage. Bernasconi tente un centre-tir qui force Kobel à faire un arrêt, mais il renvoie plein axe. À l'entrée de la surface, Davide Zappacosta envoie une reprise puissante détournée par Bensebaini dans ses propres cages, 2-0 (45e).
Un pénalty à la 97e minute pour arracher la qualification
Au retour des vestiaires, Carnesecchi signe un sublime arrêt devant Guirassy, qui est finalement signalé hors-jeu (48e). Un nouveau gros travail de Scamacca dos au but permet à Mario Pasalic de jaillir au point de pénalty pour reprendre d'un plat du pied, mais Kobel sauve encore les siens (50e). Le gardien allemand bloque aussi le tir de de Zappacosta, qui s'était frayé un chemin seul pour s'offrir un duel avec Kobel (52e). Maximilian Beier déboule à droite et cherche un appui en retrait. Trop seul, il tente une frappe croisée qui passe juste à côté du montant de Carnesecchi (54e).
L'Atalanta parachève sa fantastique remontada avec un but signé du Croate Pasalic, qui vient couper de la tête plein axe juste devant la ligne un ballon brossé de Marten de Roon, 3-0 (57e). Depuis son côté gauche, Zalewski sème encore le chaos dans la défense allemande et Kobel doit s'illustrer (64e). Les joueurs du BVB eux tardent à se relancer. Un bon ballon glissé par Fabio Silva est presque repris par Guirassy, qui manque son contrôle (72e). Les deux hommes ont chacun le ballon du 3-1 au bout du pied après une percée de Carney Chukwuemaka. Guirassy manque lui sa première reprise, puis Silva bute sur Carnesecchi (73e).
Mais Karim Adeyemi décide de marquer ce fameux but en solitaire : parti de son côté droit, il repique dans l'axe, dépose deux défenseurs italiens sur son chemin avant de décocher une frappe enroulée depuis l'entrée de la surface. Coaching gagnant pour Niko Kovac, qui l'avait fait rentrer cinq minutes avant, 3-1 (75e). Samardzic a failli lui répondre après un crochet pied gauche exceptionnel avant de tenter une frappe à ras de terre trop croisée (81e).
Lancé sur le côté gauche, Pasalic envoie un bon centre pour Nikola Krstovic qui tente de reprendre de la tête mais Bensebaini lui envoie ses crampons dans le visage (90e+5). Le défenseur écope d'un second carton jaune et quitte le terrain. L'arbitre désigne aussi le point de pénalty, sur le gong. Et aux 11 mètres, Samardzic tient ses nerfs et envoie une praline pleine lucarne inatteignable pour Kobel, 4-1 (90e+7) !
