Après la victoire dans la douleur à Troyes (0-2), l'Olympique de Marseille renouait avec la Ligue Europa contre l'Olympiakos, vainqueur du Panathinaïkos le weekend dernier (1-0). Le registre de ce match restera dans celui de la défaite encourageante et frustrante (0-1) car les Phocéens auraient mérité mieux que ce résultat.
Pour ce match et trois jours avant d'affronter Angers en championnat, Bruno Genesio a choisi de limiter la rotation, avec comme seule surprise majeure la titularisation de Bamo Méïté en défense centrale.
Très vite, l'OM s'est procuré une première occasion avec un centre au cordeau de Timothy Weah en direction d'Igor Paixao au second poteau mais Manolis Saliakas est intervenu pour dégager en corner (5e). Sérieux, les Olympiens ont dominé les débats, le club du Pirée se contentant d'une frappe écrasée de Gelson Martins (17e). Ainsi, après un très bon mouvement collectif, Keyliane Abdallah a perdu son appui pour enrouler du gauche mais il a été contré (34e). En quête de rachat, Paixao a cherché la lucarne opposée sur un corner direct mais Stefan Ortega a senti le coup malgré la pression de Nayef Aguerd (30e). Le temps fort marseillais s'est prolongé. Angel Gomes a probablement fait le contrôle en trop à bout portant (35e) puis Abdallah a réalisé un bel enchaînement du gauche sorti par Ortega d'une belle claquette (37e), avant que Neal Maupay, quoique hors-jeu, ne trouve les gants du gardien (40e).
Guère inspiré, l'Olympiakos a pourtant ouvert le score à un moment charnière. Sur un corner joué à deux, Chiquinho a enroulé un centre rentrant sur la tête de Santiago Hezze, plus vif qu'Aguerd, pour catapulter une tête puissante sous la transversale (42e). Rageant.
L'addition aurait pu s'alourdir dans les arrêts de jeu. À l'affût après une première parade de Jeffrey de Lange, Roman Yaremchuk a marqué mais un hors-jeu initial a été signalé (45e+2).
Le Vélodrome a maintenu le volume de décibels au retour des vestiaires, pour indiquer à ses joueurs que tout était encore faisable. Paixao s'est échauffé en revenant sur son pied avant d'allumer à 25 mètres, ce qui a contraint Ortega à une parade en deux temps (50e).
Cependant, des espaces se sont ouverts. Martins a servi Jota Silva, contré alors qu'il cherchait le petit filet opposé (55e). Dans la continuité, Emerson Palmieri a délivré un excellent centre mais Gomes a manqué son contrôle du gauche alors que Maupay était le mieux placé en retrait (56e). Ça se rapprochait de plus en plus. Avec l'illusion d'optique, tout le stade a cru que le capitaine Panagiotis Retsos avait détourné un centre au cordeau d'Abdallah dans ses propres filets (59e). Puis Paixao, après un une-deux avec Gomes, a trop ouvert le pied en cherchant la lucarne (61e).
Genesio a fait entrer Ulisses Garcia, Amine Harit et Amine Gouiri. Mais c'est l'Olympiakos qui a eu deux situations favorables, par Hezze (64e) puis Chiquinho (65e).
L'OM a répondu. Servi par Abdallah, excellent sur son côté droit, Weah a frappé fort croisé mais Ortega a détourné... sur Paixao qui a, à son tour, buté sur le gardien (66e). Le Brésilien a ensuite trouvé Harit qui a buté sur le gardien et, en ricochet, sur le bras de Lorenzo Pirola, sans que cela ne provoque de penalty, la position étant jugée naturelle (72e).
Les ressources olympiennes s'amenuisaient, à l'image d'Aguerd, crampé après un dribble d'Armando González qui a trouvé les gants de De Lange (87e).
L'OM a tout donné, mais la finition a manqué pour faire un résultat et éviter une deuxième défaite de rang.
