Cizeron et Fournier Beaudry voulaient "une atmosphère un peu magique"

Cizeron et Fournier Beaudry mercredi soir.
Cizeron et Fournier Beaudry mercredi soir.MILLEREAU PHILIPPE/KMSP VIA AFP

Sacrés champions olympiques de danse sur glace mercredi à Milan, Laurence Fournier Beaudry et Guillaume Cizeron voulaient "créer une atmosphère un peu magique" malgré une seule année d'association, un défi sans précédent.

QUESTION : Comment vous sentiez-vous avant d'entrer sur la glace, et maintenant ?

FOURNIER BEAUDRY : On se sent légèrement mieux maintenant, je dirais. Légèrement plus légers. Je crois qu'avant d'embarquer sur la glace, ça vient par vagues, des vagues de confiance, des vagues de doutes, des vagues de confiance, des vagues de doutes.

Mais on avait vraiment envie d'apprécier le moment ce soir, puis de créer une atmosphère un peu magique. Je dirais que quand on a fini la performance et qu'on attendait les scores, c'était un peu stressant. Mais on nage présentement sur un nuage et on a de la difficulté à y croire.

Q : Guillaume, est-ce que vous avez douté après la petite hésitation sur un pas ?

CIZERON : C'est sûr qu'on savait qu'on n'avait pas fait une performance parfaite, mais je pense que notre focus ce soir, c'était vraiment de patiner avec notre cœur, essayer de mettre un maximum d'émotions, prendre un maximum de plaisir. Et je crois que c'est ce qu'on a fait.

La pression est énorme dans ce genre de compétition. C'est un programme qu'on est capable de faire les yeux fermés dans notre sommeil, malades, à 5 heures du matin.

On sait qu'on l'a en nous, il fallait le délivrer ce soir. Et je pense qu'on a fait la meilleure performance qu'on était capable de faire, on a vraiment essayé de donner un maximum de nous-mêmes.

Q : Est-ce que vous pouvez comparer les émotions d'un premier titre, en 2022 avec Gabriella Papadakis, et l'émotion de le garder, et de le faire de cette façon ?

CIZERON : Je ne peux pas vraiment comparer. Chaque expérience est vraiment très différente et magique.

Je pense que ce qui nous donne beaucoup d'émotions ce soir, c'est de regarder en arrière et de voir le chemin parcouru. Non seulement on a créé ces programmes, mais on a créé notre histoire, on a créé une vie pour nous deux qu'on a choisie en nos termes.

Je pense que ça nous a donné énormément de puissance et je pense qu'on savait exactement pourquoi on reprenait le patinage. On a un amour profond pour la danse sur glace. On a aimé énormément danser l'un avec l'autre sur la glace et s'entraîner et répéter.

Et je crois que ce soir, c'est vraiment la célébration de ces heures de travail, tout l'amour qu'on a pu mettre dans ce projet.

Q : Laurence, c'est votre premier titre olympique. Peut-être pas le dernier ?

FOURNIER BEAUDRY : Je suis vraiment très émue parce que j'ai de la difficulté à y croire. Je sais que c'est conscient, je le vois en fait, je vous vois tous (s'adressant aux journalistes).

Mais je suis vraiment très reconnaissante de patiner avec Guillaume et d'avoir Guillaume à mes côtés parce que je sais que sans lui, je n'aurais pas réussi à passer une aussi belle saison. J'admire toutes ses qualités, j'admire tout ce qu'il m'apporte dans la vie. Tous les jours à l'entraînement, ce sont des jours qui vont être mémorables. J'essaie d'en profiter le plus que je peux parce que je sais qu'ils vont se terminer un jour.