Cécile Hernandez (51 ans), qui avait déjà remporté l'or il y a quatre ans à Pékin, a devancé dimanche l'Américaine Kate Delson et la Chinoise Wang Xinyu pour décrocher sa cinquième médaille paralympique. Une médaille particulière, partagée avec sa fille, venue l'enlacer à l'issue de la course.
"Je le lui avais promis, et tu ne trahis pas une promesse à ton enfant, a-t-elle déclaré en larmes en zone mixte, quand j'ai franchi la ligne j'ai pensé à elle, et au fait que ce n'était pas possible (d'avoir gagné). J'ai rêvé de ce moment, de la serrer dans mes bras".
Porte-drapeau de la délégation tricolore en Italie, la native de Perpignan, qui concourt en catégorie SB-LL2 et vit avec une sclérose en plaques, se voit récompensée après une préparation perturbée par les blessures et "une santé mentale mise à mal".
"En tant que personne handicapée, on nous estime hyper-résilients, mais la résilience a ses limites. Alors quand tu as mal à la tête, il faut faire soigner sa tête et il ne faut pas hésiter à en parler", a expliqué la sportive, qui a eu recours à un psychologue.
De retour en forme pour ses quatrièmes Jeux, elle complète désormais la moisson française, qui comptait depuis samedi deux médailles d'argent, récoltées par Aurélie Richard et Arthur Bauchet en para ski-alpin.
