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"C'est l'heure du Kenya", jubile son président après l'attribution des Mondiaux 2029 à Nairobi

Mis à jour
William Ruto au G7 en juin 2026.
William Ruto au G7 en juin 2026.LUDOVIC MARIN/AFP

"C'est l'heure du Kenya" et de l'Afrique, a jubilé ce mardi le président kényan William Ruto, après la désignation par la fédération internationale d'athlétisme (World Athletics) de Nairobi comme ville-hôte des championnats du monde de la discipline en 2029.

La capitale kényane s'est imposée face à Londres, Rome et Munich – la capitale de la Bavière ayant été choisie pour les Mondiaux de 2031 – pour accueillir la compétition, qui pour la première fois se tiendra sur le continent africain.

"C'est l'heure du Kenya, l'heure de l'Afrique et une victoire pour les générations d'athlètes qui ont rendu notre nation synonyme d'excellence sur les pistes (d'athlétisme), les routes et en cross country", a réagi le président Ruto, remerciant la fédération internationale pour "la confiance qu'elle a placée dans le Kenya".

"Nous honorerons cette confiance en offrant un championnat inoubliable, à la hauteur de nos athlètes, de notre pays et du continent", a encore écrit le chef de l'État sur X.

Le Kenya était déjà candidat pour l'organisation des Mondiaux d'athlétisme 2025, finalement échus à Tokyo. Le pays a toutefois accueilli les Mondiaux de cross à Mombasa en 2007 et sa capitale a organisé des championnats du monde U18 en 2017 et U20 en 2021.

"Cela n’a pas été une décision facile à prendre, mais le Kenya s’impose comme un choix naturel grâce à sa longue histoire de succès en athlétisme", a de son côté réagi, interrogé par l'AFP, l'ex-double médaillé olympique kényan et quintuple champion du monde de cross-country Paul Tergat.

Aux Mondiaux de Tokyo, le Kenya a fini deuxième du classement général derrière les États-Unis avec onze médailles (7 or, 2 argent, 2 bronze).

L'athlétisme kényan fait toutefois également face à une multiplication des cas de dopage ces dernières années.

Deux anciens vainqueurs du marathon de Londres – le médaillé olympique Wilson Kipsang, qui a remporté la course en 2012 et 2014, et Daniel Wanjiru qui l'a gagnée en 2017 – font partie des athlètes kényans en vue ayant été suspendus.

Ils sont plus d'une centaine à être suspendus à ce jour.


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