Bodo/Glimt donne une 2e leçon à l'Inter et se qualifie pour les 1/8 de Ligue des Champions

Bodo/Glimt va en 1/8 de finale
Bodo/Glimt va en 1/8 de finaleREUTERS/Claudia Greco

L'Inter avait deux buts à remonter après sa défaite de l'aller (3-1) mais le leader de Serie A n'est pas parvenu à refaire son retard. Pire : Bodo/Glimt a mené 2-0 en deuxième période et validé sa qualification pour les 1/8 de finale (1-2).

Ils l'ont fait. Les Norvégiens de Bodo/Glimt, vainqueur à l'aller (3-1), ont prouvé que ce succès n'était pas le fruit du hasard. À Giuseppe-Meazza, ils ont battu l'Inter, au terme d'un match où ils ont su défendre sans s'affoler, profiter du manque de réalisme adverse pour mieux piquer en contre en deuxième période (1-2). Le finaliste de l'édition 2025-2026 est éliminé, sans gloire. 

Manque de réalisme

Sans Lautaro Martínez, blessé, et avec six changements dans le XI par rapport à l'aller, l'Inter a mis la pression sur la cage norvégienne d'entrée de jeu. Sur un centre de Federico Dimarco, Pio Esposito a placé une tête juste au-dessus de la transversale (3e). Il n'aura pas plus de réussite sur une passe de Luis Henrique (9e).

Dimarco a rapproché la menace, avec une frappe du gauche qui a contraint Nikita Haikin à claquer en corner (12e). Puis Marcus Thuram s'est retrouvé en face-à-face mais il a frappé à côté avant d'être signalé hors-jeu (13e). Le Français a ensuite été contré par le dos de Jostein Gundersen (15e). 

Combien de temps Bodo/Glimt allait-il tenir ? Sur un corner de Dimarco au premier poteau, Davide Frattesi s'est facilement imposé dans les airs et c'est Haikin qui est de nouveau intervenu pour détourner (28e). C'est encore de la tête qu'Esposito s'est distingué sur un centre de Nicolo Barella, sans précision (30e). Et du pied, l'attaquant a été contré (31e). Piotr Zielinski a fait passer un frisson dans Giuseppe-Meazza mais sa tentative du droit a fui le cadre de peu (33e). 

Après avoir fait le dos rond, l'équipe de Kjetil Knutsen a été proche d'assommer les Nerazzurri. Sur une rare offensive, Fredrik Sjövold a déposé un centre sur la tête d'Hakon Evjen, au milieu de plusieurs adversaires, mais Yann Sommer a été plus attentif que ses défenseurs (37e). 

La VAR est enfin intervenue deux fois, pour vérifier une potentielle main de Patrick Berg (42e) et une éventuelle faute sur Barella (44e), sans aller dans le sens des Intéristes. 

Bodo/Glimt glace Giuseppe-Meazza

74% de possession, 12 tirs dont 4 cadrés, 0.63xg et 0.78xGOT : l'Inter manquait de réalisme... et la situation a perduré en début de deuxième acte. Dimarco a cadré un coup franc sans surprendre Haikin (50e), Frattesi n'a pas cadré sa tête (51e) et Thuram a été soit trop court sur un centre-tir volleyé de Frattesi (53e), soit contré en un-contre-un avec Odin Bjirtuft (54e). 

Et puis ce qui devait arriver arriva. Victime d'un choc à la 52e minute, Manuel Akanji est revenu sur la pelouse avec un énorme bandage autour de la tête. Avait-il repris totalement ses esprits ? Quoi qu'il en soit, il a tergiversé et adressé une passe en retrait trop molle à son coéquipier et compatriote Sommer. Ole Blomberg a intercepté et s'il a buté sur le gardien intériste, cela a profité à Jens Hauge, seul pour pousser le ballon au fond (58e). 

Akanji a failli effacer son erreur sur corner mais sa tête a été dégagée sur la ligne Kasper Högh (65e). Le Suisse a encore manqué de réussite quand, à la réception d'un centre en retrait de Dimarco, sa reprise croisée du droit a rebondi sur le poteau (67e). 

La nervosité est encore montée d'un cran. Sous l'impulsion d'Ange-Yoan Bonny, entré à la 62e, Dimarco a voulu y aller en force mais il a expédié son tir dans la tribune (70e).

À l'inverse, Bodo/Glimt a été d'une froideur absolue. Sur une transition rapide côté droit, Hauge a centré sur Evjen qui a contrôlé dans la course avant de croiser parfaitement son tir (72e). 

Atmosphère glaciale digne de la cérémonie d'ouverture des JO de Milan Cortina... mais la température est un peu remontée quand Alessandro Bastoni, après une remise d'Andy Diouf, a placé une tête dans les gants de Haikin qui a en fait bloqué le ballon derrière la ligne, montre vibrante de l'arbitre faisant foi (76e). 

Encore trois buts à marquer en un quart d'heure pour arracher la prolongation. L'égalisation a été proche via une nouvelle connexion Dimarco-Thuram mais le Français n'a pas cadré sa tête puissante (81e) et il a connu le même sort sur un service de Bastoni (84e). 30 tirs mais seulement 7 cadrés : le bilan est totalement insuffisant pour les Nerazzurri. 

Avec un sang-froid remarquable, Bodo/Glimt a confirmé son succès de l'aller. En 1/8 de finale, le club norvégien affrontera soit Manchester City, qu'il a battu à l'Aspmyra Stadion le 20 janvier dernier (3-1), soit le Sporting CP.