"On ne pouvait que faire mieux, surtout avec la qualité d'effectif qu'on avait, le coach qu'on a (Tyronn Lue, ndlr), on a su se ressaisir, relever la tête, enchaîner une ou deux victoires. Après, en NBA ça va vite", a expliqué lundi Batum dans le vestiaire des Clippers avant une défaite contre les San Antonio Spurs de Victor Wembanyama.
Petit miracle, les Clippers sont revenus à la 8ᵉ place de la conférence Ouest avec un bilan à l'équilibre (34v-34d), après avoir touché le fond en décembre avec 21 défaites pour 6 succès.
La franchise californienne a surtout vu son effectif complètement chamboulé en quelques mois : Bradley Beal s'est rapidement blessé pour la saison entière, Chris Paul a été écarté début décembre avant de prendre sa retraite, James Harden a été échangé contre Darius Garland (Cleveland) en février avant que le pivot Ivica Zubac ne soit envoyé dans l'Indiana.
"J'ai l'impression d'avoir vécu cinq saisons en une, que le début de saison c'était il y a des années", raconte Batum, vétéran âgé de 37 ans dans sa 18ᵉ saison NBA, qui apporte son expérience en sortie de banc.
"On avait quasiment le cinq de départ le plus vieux, et désormais à part Kawhi Leonard, tous nos titulaires ont moins de 28 ans", constate encore l'ancien capitaine des Bleus.
Si Leonard était au repos lundi après s'être tordu une cheville samedi, le double champion NBA de 34 ans a retrouvé un haut niveau de performance, de quoi faire des Clippers une équipe redoutée s'ils sortent des barrages auxquels ils semblent promis.
"Le plus important ce n'est pas forcément le classement mais plutôt la dynamique" des derniers matches avant les phases finales, prévient Batum, qui a aussi tenu à saluer le rôle de Tyronn Lue, qui a "toujours été rassurant, sans paniquer malgré les défaites frustrantes".
