Le format en général de ces tournois mêlant des équipes de niveaux très hétérogènes, et le tirage en particulier qui a offert aux Bleues d'entrée les deux plus faibles adversaires font peu de cas du suspense. Il n'y en a pas eu à l'Astroballe, comme la veille face aux Philippines (115-66) après un 15-0 infligé d'entrée par les Françaises face à des Colombiennes qui, à la mi-temps avaient marqué deux fois moins de points (43-22). Et perdu deux fois plus de ballons (15) qu'inscrit de paniers dans le jeu (8).
La France pourra retenir de ce match le bilan comptable qui la rapproche de la qualification pour le Mondial berlinois (4-13 septembre) et de ne pas avoir eu à déplorer (a priori) de pépin physique supplémentaire (Janelle Salaün a été ménagée en raison d'un genou douloureux).
Vu la faiblesse de l'opposition, difficile en revanche de tirer de vrais enseignements dans le jeu à l'issue d'une rencontre où les Bleues ont quasi logiquement connu quelques trous d'air (l'essentiel du deuxième quart-temps) et scories en attaque (14 pertes de balle dont 9 à la mi-temps).
"Etat d'esprit"
Elles ont en revanche maintenu une intensité défensive élevée pendant toute la partie, ne cédant aucun pouce de terrain aux Colombiennes à l'image de cette faute technique récoltée par Gabby Williams pour avoir réclamé un marcher aux arbitres qui l'avaient sanctionnée d'une faute (27e).
"Ce qui est satisfaisant, au-delà du résultat qui nous rapproche de Berlin, c'est l'état d'esprit. Jouer ce type de match n'est jamais évident, en face elles n'ont rien lâché et la résilience des (Françaises) a été extraordinaire. On est resté dans ce qu'on voulait faire, même dans les moments compliqués elles ont trouvé des ressources", s'est félicité, un poil excessif, le sélectionneur Jean-Aimé Toupane.
"On savait que ça allait être plus dur qu'hier" a de son côté souligné Leïlan Lacan, qui a rendu une belle copie à la mène (16 pts, 3 rbds et 3 pd).
Le cinq de départ (Johannès, Williams, Badiane et Ayayi en plus de Lacan) a globalement fait meilleure impression que le banc, et toutes ont désormais rendez-vous avec l'Allemagne, que les Bleues avaient éliminée en quarts de finale des Jeux olympiques 2024.
