Les clichés ont la peau très dure mais il faut bien se rendre à l'évidence. Depuis plusieurs saisons maintenant, c'est l'attaque qui sauve l'Atlético de Madrid et non pas la défense. Le réalisme offensif colchonero a été le socle de sa qualification contre le Club Brugge, meilleur en première période avant de céder en deuxième (4-1).
Une erreur défensive partout
Quand Simon Mignolet s'est complètement troué sur un tir certes puissant mais droit sur lui d'Alexander Sörloth (23e), le Metropolitano a vécu un grand moment de soulagement, parce que le début de rencontre n'était pas franchement en faveur des Colchoneros. Hormis sur un centre de Koke coupé par Giovanni Simeone qui a, en vain, réclamé un penalty (13e), c'étaient bien les Blauw-Zwart qui dominaient aux points. Dès la 10e minute, Aleksandar Stankovic a testé Jan Oblak, tout content de voir une reprise d'Hugo Vetlesen dégagée sur la ligne par David Hancko (18e).
Une tête hors-cadre de Julián Álvarez à la demi-heure de jeu (31e) a peu ou prou constitué la seule occasion tangible des Rojiblancos. C'était juste avant l'égalisation belge, sur un corner prolongé au premier poteau par Brandon Mechele et converti en but par Joel Ordoñez, absolument seul (36e). Et sans une parade divine d'Oblak pour empêcher une tête piquée à bout portant de Vetlesen de faire basculer le Club Brugge en tête à la pause (38e), la situation de l'Atlético aurait été des plus précaires.
Efficacité totale
La pause a fait le plus grand bien aux Colchoneros. Trois minutes après le début de la deuxième période, Mechele a eu la mauvaise idée de dégager dans l'axe : Johnny Cardoso a contrôlé de la poitrine, attendu le rebond et envoyé un exocet au ras du poteau droit de Mignolet (48e).
Si Christos Tzolis a sollicité Oblak (52e), le contrôle du match était désormais rojiblanco. Sörloth a cadré une tête, bien bloquée par Mignolet (57e), et a continué son travail de sape, dans son style rugueux caractéristique.
Néanmoins, la menace perdurait et Tzolis a failli provoquer un penalty mais la VAR n'a pas appelé Clément Turpin (71e).
Mais cela restera une escarmouche. Car sur une remontée de balle de Simeone et Marcos Llorente, Sörloth a eu la lucidité pour attendre les nouveaux entrants Antoine Griezmann et Ademola Lookman pour combiner et conclure sans vaciller (76e).
Capable de s'écrouler en l'espace de quelques minutes, l'Atlético n'a cette fois-ci pas relancé son adversaire. Sur un corner frappé en plusieurs temps, Matteo Ruggeri a déposé un centre au second poteau sur Sörloth qui a claqué une volée du plat du pied droit dans la lucarne de Mignolet, totalement abandonné (87e).
Le score aurait pu s'alourdir si Llorente, plutôt que de tenter sa chance sur un deux-contre-un, avait servi Sörloth (90e). Sans conséquence évidemment sur la qualification de l'Atlético qui affrontera Tottenham ou Liverpool en 1/8 de finale.
