Le calendrier a son importance dans une saison et le début d'année 2026 n'a pas été clément pour l'AJ Auxerre. Sans Lassine Sinayoko ni Danny Namaso, alors à la CAN, les Icaunais ont perdu contre Brest (2-0). Un mauvais résultat, car avec Lens (défaite 1-0) et le PSG ce vendredi, les espoirs de quitter rapidement la 17e place étaient minces.
Dès lors, il s'agit de préparer les prochaines échéances de février. Avec un enchaînement Toulouse-Paris FC-Metz, l'AJA va aborder un triptyque qui déterminera si l'opération maintien sera un succès. Ce sera aussi la dernière opportunité de Christophe Pélissier, toujours populaire auprès des supporters mais dans une position plus que délicate. La victoire contre Metz début décembre (3-1) intervenue après deux nuls consécutifs contre Lyon (0-0) et le PFC (1-1) avait mis fin à une disette de deux mois et demi.

Dixième défense du championnat, Auxerre est en revanche la pire attaque. Avec seulement 14 buts inscrits, l'AJA est totalement dépendante de Sinayoko et Namaso qui ont marqué 57 % des réalisations de leur club à eux seuls. Cette chute du rendement n'est pas étonnante. Outre les départs de Gaëtan Perrin, auteur d'un double-double la saison dernière (10 buts, 11 passes décisives), et d'Hamed Junior Traoré, les Icaunais ont vendu Florian Ayé à Servette, prêté Theo Bair à Lausanne-Sport, tandis qu'Ado Onaiwu est parti libre. Les venues de Josué Casimir et Sékou Mara n'ont eu guère d'impact (0 but).
Sans aller jusqu'à évoquer une abondance de biens en 2024-2025, Auxerre s'est énormément déplumé et alors que la diversité des profils lui permettait de trouver des solutions, y compris dans les fins de match (48 buts en 34 journées), les recours ont quasiment disparu. L'arrivée de Romain Faivre suffira-t-elle à relancer un secteur offensif en grande difficulté ? C'est l'objectif et l'ambition même du joueur, annoncé au Havre avant d'opter pour l'AJA.
