Déjà l'état d'urgence pour le Paris Basket, après avoir perdu ses deux premiers matchs d'EuroLigue. Un état d'urgence qui se matérialisait en début de match contre le Žalgiris. Les Parisiens étaient solides sur les appuis en défense, mais en danger dès que les shoots lituaniens rentraient. Notamment ceux d'Ąžuolas Tubelis, qui en enfilait quelques-uns dans le premier quart-temps.
Paris tentait donc de recentrer le débat dans la peinture, avec une certaine réussite. Logique, puisque les locaux rentraient aux vestiaires avec un affreux 3/15 derrière l'arc à la pause (les Lettons n'étaient pas mieux, à 2/11). Mais si le jeu était plus fluide, cela ne suffisait pas à faire l'écart. Il fallait insister dans la raquette.
Et avec la présence de Jonas Valančiūnas comme force dissuasive, le Žalgiris restait accroché à la pause (41-38). C'est en début de troisième quart que la digue lituanienne commençait à céder. Un 7-0 qui permettait aux Parisiens de prendre de l'air, porté par un TJ Warren enfin au niveau attendu.
Un écart qui subsistait en fin de troisième quart. Mais les Lituaniens n'avaient pas encore donné leur pleine mesure, et commençaient à le grignoter, revenant à deux longueurs après un gros trois points signé Carsen Edwards, qui rééditait la performance dans la foulée pour mettre les siens devant : un nouveau match commençait.
Et ce nouveau match, il n'était pas à l'avantage des Parisiens. Jonas Valančiūnas montrait les muscles dans la raquette, et le Žalgiris semblait avoir fait le plus dur. Mais un gros trois points de Léopold Cavalière relançait les locaux, et la fin de match n'en allait être que plus étouffante.
Le moment pour Nadir Hifi d'enfin sortir de sa boîte. 6 points d'affilée et enfin, le Paris Basket allait connaître la victoire en EuroLigue. Grâce aux 21 points de son meneur, aux 14 de T.J Warren, mais surtout à une défense en progrès, et qui sera nécessaire pour aller loin dans cette compétition. En attendant, les Parisiens pourront goûter cette victoire 82-78.
