Programme, résultats et tableau des médailles des Jeux olympiques sur Flashscore !
QUESTION : Avec six victoires en six courses, vous êtes devenu l'athlète le plus titré dans une édition des Jeux d'hiver, devant le patineur de vitesse américain Eric Heiden, quintuple champion olympique en 1980. Que ressentez-vous ?
RÉPONSE : "Franchement, c'est incroyable… Ces deux dernières semaines ont été folles et être sacré partout ici, avec le 50 km en plus, c'est irréel. En Norvège, on dit que si tu veux devenir un homme, tu dois gagner le 50 km. Aujourd'hui on l'a fait, donc c'est une façon parfaite de conclure deux semaines parfaites."
Q : Avec vos compatriotes Emil Iversen et Martin Nyenget, vous êtes restés ensemble pendant la majeure partie de la course. Votre stratégie c'était d'attendre et d'accélérer dans la dernière côte ?
R : "La cadence était vraiment très élevée, donc j'ai simplement essayé d'économiser un maximum d'énergie. J'ai vraiment eu du mal avec le rythme et j'étais vraiment fatigué, donc j'ai dû aller puiser très loin (dans les ressources). Mon plan était simple : rester derrière autant que possible et, à la fin, déclencher quelque chose pour passer la ligne d'arrivée en premier. Quand j'ai vu qu’on avait creusé un écart avec Emil (Iversen), le but était de rester à hauteur de Martin (Nyenget) à la fin. Et finalement, j'y suis parvenu."
Q : Vous pensiez-vous capable, après déjà cinq courses, d'accélérer pour dépasser Nyenget à la fin ?
R : "On ne sait jamais. Sur un 50 km, on est fatigué et on ne sait pas comment les jambes et les bras vont répondre. On a vraiment envie d'aller vite, mais le corps est-il capable de le faire? J'ai donc sprinté aussi vite que possible en haut de la côte, et quand j'ai vu que je grappillais quelques secondes, ça a été un énorme soulagement et j'ai essayé de profiter des derniers mètres de la course."
Q : Ce que vous avez accompli, on le compare à un "Grand chelem", même si ce n'est ni du golf, ni du tennis. Avez-vous des modèles dans ces sports ou d'autres ?
R : "Un athlète aime toujours suivre le sport, il regarde toujours différentes disciplines, et il y a beaucoup de choses similaires, qu'on soit joueur de tennis ou skieur de fond. Je veux dire par là qu'il y a énormément de choix à faire, énormément d'entraînement, de travail acharné... Et j'aime observer ce que les différents sportifs font de mieux."
Q : Après tous ces records ici, quelle est la prochaine étape pour vous ?
R : "C'est une bonne question. J'ai besoin de temps maintenant pour laisser tout ça reposer. Je passerai un peu de temps au printemps à vraiment penser à l'avenir. Nous avons des Championnats du monde l'année prochaine, à Falun (Suède) qui s'annoncent sympa. Le bon côté des choses, c'est que j’ai toujours aimé la compétition, j'ai toujours aimé ça et j'espère que ça va continuer comme ça l'a été toute ma vie. Mais j'ai vraiment besoin de temps maintenant pour voir comment je vais appréhender tout ça."
Q : Emil Iversen a dit qu'il allait se charger de l'organisation de la fête ce soir. Quel est le programme ?
"C'est un peu lui qui est responsable de la fête, en effet. Le programme, c'est de le suivre et de voir combien de temps on tient. On a montré une bonne endurance aujourd'hui, donc on va voir si on est capables d'avoir la même endurance ce soir."
