C'est un mauvais film dont l'Olympique de Marseille est coutumier. Après avoir mené 2-0, les Phocéens ont été repris en fin de match, avec un penalty inscrit à la 90e+7 par Strasbourg (2-2). La crise aurait pu s'estomper momentanément mais ce match nul à domicile la renforce.
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Gouiri, passeur puis buteur
Le Vélodrome était en colère, le bas du virage sud était fermé et les autres groupes de supporters faisaient la grève des encouragements pour le premier quart d'heure. La bronca réservée a donc été limitée en termes de décibels et l'ambiance glaciale a failli devenir polaire au bout de 5 minutes.
Redevenu titulaire après l'intermède Jeffrey de Lange contre le PSG, Gerónimo Rulli a été sauvé par son poteau alors que Martial Godo se voyait déjà ouvrir le score.
Strasbourg était mieux entré dans le match, contre des Olympiens crispés. Mais quand la bouderie s'est achevée et que les ultras sont venus s'installer, Amine Gouiri a distillé un ballon parfait pour Mason Greenwood qui a piqué par dessus Mike Penders pour réchauffer l'atmosphère (14e).
L'OM avait le contrôle du match, sans se procurer beaucoup de situations franches, contre des Alsaciens affreusement maladroits dans leurs prises de balle et leurs passes. Il a fallu attendre les dernières minutes de la première période pour voir de l'animation. C'est d'abord Pierre-Emerick Aubameyang qui a buté une première fois sur Penders avant de récupérer le ballon et... d'être encore frustré par le gardien belge (39e).
Dans la continuité, Diego Moreira sur le côté droit de la surface a trouvé en retrait Joaquín Panichelli dont la tentative de lob a rebondi sur le toit de la cage (40e). Puis sur un coup franc à 20 mètres, Moreira a poussé Rulli à la parade (43e). En revanche, l'Argentin a eu chaud quand Ben Chilwell a tenté sa chance de loin : le tir de l'Anglais a rasé le montant gauche (45e).
Après ce temps fort strasbourgeois, c'est Greenwood qui a tenté sa chance, sans angle, et trouvé les poings de Penders (45e+1). Cette occasion a-t-elle donné de l'élan à l'OM pour revenir sur la pelouse en conquérant ? Possible. Car mis dans une position délicate par ses coéquipiers, Penders a dégagé en catastrophe sur Gouiri qui a eu le temps de contrôler, de se mettre dans une position idéale et d'enrouler au second poteau sans aucune opposition (47e).
Une fin de match crispante
Le Racing était à la rupture. Après une percée, Quinton Timber a décalé sur Aubameyang qu'il a voulu retrouver au premier poteau mais le milieu a manqué sa reprise (50e).
Dès lors, l'OM a laissé la possession Strasbourg, convaincu qu'un bloc bas et des contres allaient favoriser ses offensives. Les Alsaciens ont en effet eu le ballon, sans en faire grand chose. Jusqu'à ce que Gessime Yassine n'obtienne un coup franc sur le côté droit de la surface de réparation. C'est à ce moment-là que Strasbourg s'est réveillé. Une mésentente entre Pierre-Emile Höjbjerg et Rulli a rajouté de la tension. Et quelques instants plus tard, après un festival de Godo dans la surface, Sebastian Nanasi a réduit l'écart, d'un tir contré (74e).
La crispation s'est emparée du Vélodrome et sans une parade en lucarne sur une tête piquée de Guéla Doué, la fin de match aurait été brûlante (76e). Ce n'était pas fini cependant. À deux reprises, Nanasi a manqué d'égaliser (78e, 79e).
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Strasbourg a laissé passer sa chance. Rôti, Valentín Barco a commis deux erreurs coup sur coup, la seconde ayant offert une balle de match à Igor Paixao qui a trouvé Penders sur sa route (90e+1). Timothy Weah n'a pas cadré (90e+3) mais tout semblait fini.
Sauf que non. Sur une ultime offensive, Panichelli a cru égaliser mais le bout du pied de Rulli a évité le pire... qui est arrivé quelques instants plus tard, quand Emerson Palmieri a été devancé par Yassine. Penalty logique. Le face-en-face entre Argentins a souri à Panichelli : Rulli est resté au centre mais n'a pas pu détourner complètement la frappe puissante de son coéquipier (90e+7).
Une nouvelle fois, et malgré des changements défensifs de Pancho Abardonado pour conserver le résultat, l'OM perd deux points et si les concurrents venaient à tous s'imposer, la situation deviendrait quasiment intenable.
