Olympique de Marseille, Saint-Étienne, Lille et maintenant Nantes : à bientôt 36 ans (il les aura le 8 mars), Rémy Cabella poursuit son Tour de France des cylindrées les plus prestigieuses. Sans temps de jeu à l'Olympiakos dont on se demande bien pourquoi il a été recruté (7 bouts de matches, pas inscrit en Ligue des Champions), le Corse revient en Ligue 1 quelques mois seulement après l'avoir quittée, en fin de contrat avec le LOSC. Cette fois, ce n'est pas pour jouer les places européennes mais pour sauver un monument avant-dernier du championnat.
Apporter du liant sur le terrain et en dehors
Croisé dans les travées du stade olympique de Montjuïc après une défaite contre le Barça, Cabella gardait le sourire et nous avouait son admiration pour Mathieu Valbuena, toujours passionné avec la réserve du club du Pirée. C'est donc sans surprise qu'on le retrouve pour ce défi, prêt à épauler Anthony Lopes qui a beaucoup oeuvré pour sa venue et Ahmed Kantari, arrivé sur le banc en décembre.
Sa carrière n'a pas été linéaire après ses véritables débuts professionnels effectués à Arles après une première rupture des ligaments croisés et son retour à Montpellier où, après remporté la coupe Gambardella, il a été sacré champion de France en 2012. Car s'il a connu l'étranger à Newcastle (2014-2015) et à Krasnodar (2019-2022, avec une deuxième rupture des croisés dès son arrivée contre... l'Olympiakos), c'est véritablement en Ligue 1 qu'il s'est le mieux exprimé. Valeur sûre du championnat, à la fois attachant et frustrant par instants, l'Ajaccien aurait pu patienter à Athènes, profiter et toucher son chèque. Pas le genre du bonhomme.
Nantes n'étant pas un club comme un autre dans l'histoire du football français, la destination ne pouvait que lui plaire. En quête de cadres, les Canaris n'ont pas laissé filer cette opportunité. Néanmoins, la tâche est immense et il faudra d'autres renforts pour valider un maintien de plus en plus difficile à acquérir depuis l'épopée en Ligue Europa qui a ressemblé à un chant du cygne. Dribbleur et passeur, Cabella devra apporter sa créativité et son expérience pour insuffler de la confiance à un vestiaire atone qui glisse lentement depuis plusieurs semaines mais qui n'est pas décroché au classement.
Proche d'entrer au centre de formation avant de rejoindre la Paillade, le fan d'Olivier Monterrubio dont il avait le maillot vient en mission pour quelques mois. Déjà disponible, il retrouvera l'OM avec tout à gagner dans ce classique de Ligue 1.
