VIDÉO | Pedro Porro : "Contre la France, il n’y a pas de favori"

Pedro Porro
Pedro PorroFabio Russomando, à Dallas

Le défenseur de l’Espagne s'est exprimé lors du point presse organisé ce lundi avant la 1/2 finale de la Coupe du monde contre la France.

L'Espagne se prépare à affronter la France en demi-finale du Mondial avec enthousiasme et la conscience de ses moyens. Pedro Porro a évoqué son évolution au cours de la dernière année, l’importance du travail de Luis de la Fuente pour créer un groupe soudé et l’émotion de se retrouver à un pas de la finale. Le latéral espagnol a aussi parlé de sa complicité avec Pedro Porro, de l’adaptation tactique exigée par chaque adversaire et de la conviction qu’à ce stade du tournoi, il n’y a pas de favori.

Te sens-tu différent par rapport à l’an dernier ?

Je dirais qu’aujourd’hui j’ai beaucoup plus d’expérience. En un an, tu joues une cinquantaine de matchs en plus et cela te fait progresser. Chaque rencontre t’apporte quelque chose de différent. Plus que de me sentir prêt, je me sens bien plus expérimenté.

Les déplacements répétés pèsent-ils sur l’équipe ?

Personnellement, non. C’est vrai que de l’extérieur, on remarque à quel point nous avons voyagé, mais au quotidien, on n’y pense pas vraiment. On fait des allers-retours sans cesse et on ne se rend presque pas compte des kilomètres parcourus. Nous avons bien récupéré et maintenant nous sommes totalement concentrés sur la demi-finale.

Quelle est l’importance de Luis de la Fuente ?

Luis l’a déjà dit à de nombreuses reprises : il est une figure essentielle pour nous. C’est lui qui a instauré cet esprit de famille. Dès le premier jour, il m’a fait sentir important, que je joue ou non. Cela en dit long sur la personne qu’il est.

Ton rôle change-t-il beaucoup d’un match à l’autre ?

Cela dépend beaucoup de l’adversaire. Chaque match demande des qualités différentes : parfois il faut attaquer davantage, d’autres fois défendre avec plus d’attention. Contre le Belgique, par exemple, j’ai pu monter lors du premier but, en me superposant à Lamine, mais le reste du match, ma mission principale était de limiter Doku. Tout dépend des caractéristiques de l’adversaire.

Pedro Porro ce mardi
Fabio Russomando

Où as-tu vu la victoire de l’Espagne au Mondial 2010 ?

Probablement dans mon village, mais j’étais vraiment très jeune. Le seul souvenir que j’ai, c’est que j’étais dans le bain quand l’Espagne a gagné le Mondial, puis nous sommes tous allés fêter ça sur la Plaza de España. Aujourd’hui, pouvoir jouer une demi-finale de Coupe du monde, c’est un autre rêve qui se réalise.

Y a-t-il un favori entre l’Espagne et la France ?

Non, à ce niveau, il n’y a pas de favori. Ce sont deux grandes équipes. Ce sera une très belle demi-finale, très disputée, et nous espérons bien sûr que cela tournera en notre faveur.

Affronter la France rend-il ce match encore plus spécial ?

Absolument. Disputer une demi-finale de Coupe du monde est toujours spécial, quel que soit l’adversaire. Mais la France est l’une des équipes les plus fortes de ce Mondial et cela nous motive encore plus. Nous serons prêts.

Il y a 40 jours, tu étais en vacances avec ta famille, aujourd’hui tu es à un pas de la finale du Mondial. Qu’est-ce que cela te fait ?

Je suis très heureux. Il y a quarante jours, je fêtais avec ma femme et mes enfants, aujourd’hui je vis tout cela. Je ne lis pas ce qui se dit à l’extérieur : je pense seulement à donner le maximum. Je suis certain que ma famille est fière de moi.

Quel est le secret de la progression de l’Espagne ?

Rester toujours unis. Nous travaillons ensemble depuis longtemps, nous avons disputé beaucoup de matchs et nous nous connaissons de mieux en mieux. Nous abordons chaque rencontre comme une finale. C’est notre état d’esprit.

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