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Rodri avant la finale : "L’Argentine, c’est bien plus que Messi"

Rodri
RodriReuters

Le capitaine de la sélection espagnole met en avant les qualités de son équipe, mais refuse de pointer les faiblesses. "Nous gérons bien notre surface comme celle de l’adversaire, mais je garde pour moi les points faibles".

Rodri (30) souligne la progression de l’Espagne ces dernières années jusqu’à atteindre la finale de la Coupe du monde. "Nous venons d’un processus de croissance progressive. On a vu une équipe qui a mûri. J’ai dit à l’époque que cette équipe allait faire parler d’elle. Le chemin vers le sommet, c’est-à-dire soulever la Coupe du monde, c’est celui que nous avons parcouru. D’abord la Ligue des Nations, ensuite l’Euro, et maintenant nous avons un très beau défi pour rendre cette génération inoubliable".

Le natif de Villanueva de la Cañada met en avant la star de l’Argentine mais prévient que l’Albiceleste possède bien d’autres atouts que celui de Rosario. "Messi, je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’expliquer ce qu’il représente comme joueur ni pour l’Argentine. Pour moi, c’est le meilleur de tous les temps. Il a mené l’équipe à la victoire au Qatar. L’Argentine, c’est bien plus que Messi. Il y a des joueurs de très haut niveau. Nous sommes les deux équipes qui jouent le mieux collectivement".

Le milieu madrilène précise qu’ils sont venus en Amérique du Nord pour disputer ce match. "C’était l’objectif principal. Quand nous sommes venus, l’objectif était de la gagner (la coupe) et nous savions que c’était possible. Maintenant, nous affrontons l’adversaire le plus en forme de ces dernières années. J’ai dit aux gars en demi-finale qu’il fallait avoir plus envie de gagner que peur de perdre".

Il explique aussi comment il exerce son rôle de capitaine. "J’apprends des anciens capitaines, ce n’est pas simple et il y a une part de travail. Tes coéquipiers vont te prendre en exemple. Pour le reste, rien n’a vraiment changé. L’équipe est très mature".

Il souligne également que son rôle a évolué. "Maintenant, c’est à moi d’être capitaine et voilà, j’apprends. Surtout des anciens capitaines. Ce n’est pas simple. Tes coéquipiers vont te regarder dans les moments de doute. C’est ça, franchir un cap. Pour le reste, nous restons une équipe très mature".

Argentine

Rodri estime que son adversaire affiche un niveau impressionnant. "L’Argentine a un vrai caractère compétitif. Cela montre sa personnalité. Nous prenons en compte le type d’équipe que c’est. Le match peut se jouer sur de nombreux détails. Il faut aller chercher la victoire. Il faut rester nous-mêmes tout au long du match".

Il insiste sur leur mentalité de compétiteurs. "Atteindre deux finales de Coupe du monde, c’est révélateur de leur performance. C’est la sélection la plus en forme de ces dernières années. Nous essayons de faire pareil".

À propos de ses souvenirs du Mondial 2010, il déclare : "Beaucoup de temps s’est écoulé, mais on peut retenir la mentalité d’aller chercher quelque chose qui, à l’époque, semblait impossible pour notre pays".

Il sait cependant qu’il n’y a rien de plus important que de gagner une Coupe du monde, interrogé sur ce qu’il échangerait de tout ce qu’il a accompli jusqu’à présent pour battre l’Argentine dimanche. "Le plus grand, c’est d’être champion du monde. L’important, ce n’est pas ce que tu échangerais, mais que tout est un processus. L’essentiel, c’est de se convaincre qu’on peut viser le sommet".

Style de jeu

Rodrigo Hernández estime que l’Espagne dispose d’une grande variété de styles. "Il n’y a pas de style de jeu unique pour une équipe. On n’a pas vu la même Espagne à chaque match. La rencontre de dimanche sera plus physique. Ce qui caractérise la situation, c’est que l’équipe sait comment jouer à chaque instant, que ce soit avec le ballon ou en contre-attaque".

Le joueur de City se dit heureux de son évolution personnelle pendant le tournoi. "On a entendu beaucoup de choses au début du tournoi : que je n’étais pas prêt à jouer, que maintenant je suis rétabli… Je suis très heureux de mon développement individuel et de celui du groupe pendant la compétition. J’ai confiance en notre capacité à réussir".

Il est également convaincu que le jeu au milieu de terrain sera fondamental. "Je ne sais pas, mais je pense que tout passe par là dans le football. Nous avons de grands milieux de terrain. Ce ne sera pas décisif mais ce sera important".

Il met en garde sur l’importance de garder son calme face à certaines situations. "L’Argentine est une sélection qui donne tout. Si le match devient agressif, il faut ignorer et ne pas tomber dans la provocation".