L'effectif du Fenerbahçe regorge de joueurs expérimentés en Ligue des Champions, mais c'est l'un de ses novices, Oguz Aydın, qui a débloqué la situation rapidement. Il a repiqué depuis l'aile droite pour enrouler une frappe parfaite dans la lucarne, hors de portée des doigts de Jakub Markovic. Impitoyables dans leur entame, les Turcs ont doublé la mise à la 11e minute par l'intermédiaire de Mason Greenwood. Servi dans la surface par Nélson Semedo, l'attaquant a contrôlé le ballon avant de marquer d'une volée clinique.
Cependant, les locaux ont gâché une grande partie de leurs efforts lorsque Matteo Guendouzi a inexplicablement adressé une passe aveugle à Lukas Provod à l'entrée de la surface, permettant à ce dernier de réduire le score. Après ce début de match effréné, les débats se sont calmés, ce qui n'a pas empêché le Fenerbahçe de frôler à deux reprises le troisième but. D'abord par Guendouzi, dont la frappe a rasé la barre transversale, puis par Aydın, qui a manqué de doubler sa mise personnelle en décochant un tir qui a fini sa course tout près du cadre.
Le club turc craignait sans doute que ces occasions manquées ne se retournent contre lui après la pause. Cela a failli se produire moins de 10 minutes après la reprise, lorsque Provod, esseulé à l'entrée de la surface, a malheureusement pour les visiteurs manqué sa tentative du pied gauche. La pression du Slavia a continué de s'intensifier et aurait dû aboutir à une égalisation à l'heure de jeu sans un retour défensif héroïque d'Archie Brown, qui a contré une tentative de Wiktor Nowak.
La prestation offensive timorée du Fenerbahçe après la pause, malgré l'entrée en jeu du buteur prolifique Romelu Lukaku, a montré que les joueurs se contentaient de préserver leur avance. Lukaku a d'ailleurs manqué l'occasion de se mettre à l'abri dans les cinq dernières minutes en envoyant une frappe largement au-dessus. Un raté qui a coûté cher à la 90e minute, lorsque le remplaçant Pavel Kacor a pris le dessus sur Semedo au second poteau pour reprendre un centre tendu d'Emmanuel Ayaosi, prolongeant ainsi le début de parcours cauchemardesque du club dans sa première phase de ligue de C1 depuis la saison 2008/09.
