Le cœur de l'accusation "est demeuré intact", a lancé le procureur principal Patricio Ferrari, au début de réquisitoires appelés à durer plusieurs heures.
Il a dénoncé, autour de Maradona en novembre 2020, une "désorganisation totale", une "structure quasi anarchique", de la part d'un "groupe d'amateurs" qui "ont oublié à tout moment qu'ils avaient affaire à un patient vulnérable et complexe". Et ont "accru le risque au-delà de ce qui est permis, certains d'entre eux avec indifférence".
Sept professionnels de santé (médecin, psychiatre, psychologue, infirmiers) sont jugés depuis avril pour de potentielles négligences fatales lors d'une hospitalisation à domicile de Maradona en novembre 2020 à Tigre (nord de Buenos Aires). Ils encourent jusqu'à 25 ans de prison.
Le procès dans un tribunal de San Isidro est entré jeudi dans sa dernière ligne droite avec le début des réquisitions et plaidoiries, en présence notamment des filles de Diego Maradona, a constaté l'AFP. Ces dernières audiences devraient s'échelonner sur deux semaines, le verdict étant mis en délibéré à une date ultérieure.
L'idole du football argentin est décédé à 60 ans d'une crise cardiorespiratoire couplée à un œdème pulmonaire, retrouvé mort le 25 novembre en fin de matinée sur son lit d'une résidence de Tigre louée pour sa convalescence, après une neurochirurgie bénigne.
Le procès, au long de 45 audiences à ce jour, a tourné principalement autour de l'hospitalisation à domicile, à la fois le choix de cette option, au lieu d'un centre de soins, et le piètre équipement médical de la maison louée pour l'occasion.
Il a aussi longuement questionné le suivi, le soin accordé à Maradona dans ses derniers jours, notamment des signaux cliniques d'alerte, qui selon de nombreux experts au procès, ont été ignorés par l'équipe médicale et paramédicale aujourd'hui jugée.
