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La France exprime "son profond regret" quant à la réintégration des sportifs russes

Le drapeau russe et celui des JO à Moscou.
Le drapeau russe et celui des JO à Moscou.REUTERS/Ramil Sitdikov

La France "exprime son profond regret" après la décision mardi du Comité international olympique de lever une partie des restrictions imposées aux sportifs russes, qui pourront viser les JO-2028 de Los Angeles même dans les sports d'équipe.

Plus de quatre ans après l'invasion russe de l'Ukraine, le CIO a précisé qu'à la différence des Bélarusses, pleinement réintégrés début mai, les Russes ne retrouveront pas dans l'immédiat leur hymne et leur drapeau, et subiront un suivi antidopage renforcé.

Dans un communiqué publié tard mardi soir, la ministre des Sports et de la Jeunesse Marina Ferrari dit "prendre acte" de la décision de la commission exécutive du CIO de lever, à titre provisoire, la suspension du Comité olympique russe.

Mais "cette décision intervient alors que la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine se poursuit, en violation du droit international, et continue de faire chaque jour de nouvelles victimes. Dans ce contexte, la France exprime son profond regret face à une décision qui tend à normaliser la situation actuelle en dépit de sa gravité", est-il indiqué.

"Face à cette décision", la France "demeure convaincue que la réaction doit être examinée au sein de l'Union Européenne", et la ministre "demandera que cette question soit inscrite à l'ordre du jour du prochain Conseil des ministres des Sports de l'Union européenne".

"La France continuera d'agir en faveur de la défense des valeurs olympiques, du respect du droit international, de la solidarité avec l'Ukraine et de la préservation de l'intégrité du sport", conclut le communiqué.

Le Comité national olympique et sportif français dit de son côté "comprendre et soutenir la volonté du CIO de préserver le droit fondamental des athlètes à concourir et le principe selon lequel ils ne doivent pas être tenus pour responsables des décisions de leur gouvernement", dans un communiqué séparé publié mercredi.

"Pour autant, la Charte olympique prévoit que les Comités nationaux olympiques ne fondent pas la sélection des athlètes sur leurs seules performances sportives, mais également sur leur aptitude à incarner, défendre et promouvoir, par le sport, une société pacifique", met en avant le CNOSF.

Il indique "s'interroger, dans le cas de la Russie, sur la manière dont va être assuré le respect de ce principe. Comment en effet attendre du CNO russe qu'il soit garant de l'exigence de sélectionner des sportifs appelés à être des modèles au service des valeurs de paix portées par le mouvement olympique ?".