Premier des deux affrontements franco-français de la saison en Euroleague. À domicile, le Paris Basket n'avait pas le choix : il fallait l'emporter pour lancer pour de bon la saison et créer une réelle dynamique après le succès sur le Zalgiris. L'ASVEL, qui avait gagné son premier match avant de s'incliner deux fois, avait cependant les mêmes ambitions.
Mais ce sont les locaux qui frappaient les premiers. Une énorme intensité en défense, quelques interceptions bien senties, et très vite, les Parisiens creusaient l'écart, portés par un Nadir Hifi très vite monté en température. Les Villeurbannais allaient perdre pas moins de sept ballons dans ce premier quart-temps : ils étaient contraints de courir après le score.
Toutefois, Paris aurait presque pu faire bien plus mal à ses visiteurs. Avec seulement sept points de débours au bout de dix minutes, l'ASVEL s'en sortait bien. Et c'est la gâchette Patty Mills qui rentrait shoot sur shoot pour maintenir les siens à flots. C'est d'ailleurs l'adresse derrière l'arc qui allait permettre aux Lyonnais de revenir au score.
Et son shooteur australien allait même prendre feu pour faire taire quelque peu le public parisien. Il plantait 13 points sur la première période, durant laquelle l'ASVEL avait shooté à 8/12 à trois points ! À la pause, le score ne représentait pas forcément la physionomie de la rencontre, mais le Paris Basket était bien mené dans son antre (43-46).
Paris pourra s'en vouloir
Et le demi-tour ne changeait pas grand-chose à l'affaire. Le match restait serré, mais tant que les visiteurs rentraient leur shoot, aucun problème. Paris essayait de varier son jeu, mais la volonté de lancer une série n'était pas récompensée. Both Gach apportait de l'impact dans tous les compartiments, mais en face, Tyson Etienne était dans un grand soir.
Et le match n'en était que plus emballant, même si les défenses étaient globalement débordées. En fin de troisième quart, Paris reprenait la main sur un magnifique buzzer beater signé Gérald Ayayi. On sentait alors l'ASVEL au bord de la rupture, mais elle serrait les dents. Et restait dans le match, notamment grâce à l'impact de Tremont Waters.
Mais puisque les shoots avaient du mal à rentrer, c'était à l'avantage de Paris, qui appuyait dans la peinture, et passait plusieurs fois proche de créer un écart rédhibitoire. Sauf qu'à moins de deux minutes du terme, il y avait toujours égalité. Après un un sur deux de Nadir Hifi aux lancers, la situation semblait toujours plus incertaine. Et une interception meurtrière plus tard, elle était critique pour les Parisiens.
Mais Joel Bolomboy donnait un coup de pouce en ratant lui aussi un lancer. +2 ASVEL, dernier ballon Paris, sauf que Nadir Hifi n'allait pas jouer l'égalisation, mais la victoire. C'est bien... quand ça gagne. Mais ce ne sera pas le cas ce soir. Victoire 96-98 pour les Villeurbannais, qui sont lancés en Euroleague. Côte parisien, il y aura clairement des regrets.
