France-Danemark : la qualification ou le frisson pour les Bleus

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France-Danemark : la qualification ou le frisson pour les Bleus
Hugo Lloris en conférence de presse d'avant-match
Hugo Lloris en conférence de presse d'avant-match
Profimedia
Le deuxième match de groupe contre le Danemark samedi (17h) offre un grand écart d'émotions possibles pour l'Équipe de France, bien lancée vers les 1/8 de finale du Mondial mais méfiante avant de retrouver Christian Eriksen et sa bande pourvoyeuse de mauvais souvenirs.

Les Bleus vogueront vers le tour suivant avant même le dernier match de groupe contre la Tunisie s'ils battent la Danish Dynamite, contenue mardi par les Aigles de Carthage (0-0). Mais l'escale au stade 974 de Doha, reconnaissable à ses conteneurs maritimes aux couleurs vives, promet d'être agitée.

"On ne va pas se voir plus beau qu'on l'est, ou mettre le coq plus haut qu'il le faut", a pondéré le sélectionneur Didier Deschamps, à l'unisson de son capitaine Hugo Lloris. "Si on commence à regarder trop loin dans la compétition, on risque de connaître des accidents", il convient d'avancer "progressivement, avec sérénité et l'envie de bien faire", a pointé le gardien de Tottenham avant d'affronter son coéquipier en club Pierre-Emile Højbjerg et son ex-partenaire Christian Eriksen, désormais à Manchester United.

Le niveau d'alerte est élevé chez les Français car l'équipée scandinave lui a "fait des misères, beaucoup de misères", selon la formule de Deschamps, en juin et septembre (défaites 2-1 et 2-0 en Ligue des nations). C'est en partie à cause d'elle que l'étiquette de favori des champions du monde s'est un peu décollée avant le grand départ au Qatar.

"Inverser la tendance"

Dans le Golfe, les Bleus ont toute de même redressé la barre d'entrée avec un succès initial porteur d'espoir contre l'Australie (4-1), acquis malgré un but rapidement encaissé lors d'une action où Lucas Hernandez, un des piliers du sacre de 2018, s'est gravement blessé à un genou.

Comment encaisseront-ils, en revanche, le premier choc samedi face aux séduisants demi-finalistes de l'Euro en 2021? "Cela reste une autre compétition, mais ça situe le niveau du Danemark, une équipe très compétitive capable de challenger les meilleurs", a fait remarquer Lloris, sans s'étendre davantage.

Pour Deschamps, "il faut faire en sorte d'inverser la tendance, sans parler de revanche. Ils nous connaissent, on les connaît, il y a eu une photographie sur juin, différente de celle de septembre, et la situation n'est pas la même pour samedi".

A Copenhague, surtout, les Tricolores avaient complètement déjoué, avec une ligne arrière très inexpérimentée (William Saliba, Dayot Upamecano et Benoît Badiashile), et sans Lloris, alors forfait, ni Raphaël Varane, préservé.

Le défenseur de Manchester United postule pour une place dans le XI de départ, samedi, après avoir été couvé ces derniers jours par précaution. Il n'a plus rejoué depuis sa blessure à une cuisse le 22 octobre, mises à part les deux fois trente minutes disputées mercredi contre une équipe qatarie.

Rotation limitée

Varane eu le temps de "bien digérer" cette rencontre amicale, a assuré Deschamps à propos de son vice-capitaine (87 sélections). A 29 ans, "il a l'expérience, le plus important c'est qu'il se sente prêt dans sa tête et dans son corps, je sais qu'il l'est".

Un retour de l'ex-Merengue pousserait sur le banc Dayot Upamecano ou Ibrahima Konaté, alignés dans l'axe contre l'Australie, dans ce qui constitue un des rares changements possibles parmi les titulaires. La terne prestation de Benjamin Pavard pourrait offrir une place à Jules Koundé en latéral droit, dans un couloir où l'ailier Ousmane Dembélé a des chances de conserver la confiance du sélectionneur.

"Il a toujours la capacité de créer d'énormes problèmes à l'adversaire par sa vitesse, sa percussion", a fait valoir Deschamps, sans paraître inquiet face à ses éventuelles carences défensives ou tactiques. "Ousmane a un gros volume de jeu, donc il a cette capacité à défendre, même si je préfère qu'il fasse les efforts dans le sens du but".

Des buts, il en faudra assurément pour gagner un billet direct en 1/8 de finale. Le gardien niçois Kasper Schmeichel pourra compter sur son capitaine et roc défensif Simon Kjær, mais pas sur son milieu Thomas Delaney, blessé et contraint au forfait pour le tournoi.

Face à lui, Kylian Mbappé et Antoine Griezmann veulent afficher à nouveau leur complicité, aux côtés d'Olivier Giroud, à qui il ne manque désormais plus qu'une réalisation pour s'emparer seul du record de buts en Equipe de France qu'il partage encore avec Thierry Henry.