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Sans réalisme, le RC Lens s’incline face à un Sporting clinique

Sans réalisme, le RC Lens s’incline face à un Sporting clinique
Sans réalisme, le RC Lens s’incline face à un Sporting cliniquePhoto par FRANCOIS LO PRESTI / AFP

Lens a tout eu, sauf le réalisme. Supérieurs dans l’intensité et les duels pendant plus d'une heure de jeu, les Sang et Or ont buté sur Pereira et sur leur propre maladresse, pendant que le Sporting, lui, a su être patient, puis létal. Deux contres, deux buts : la leçon d’efficacité a coûté cher à Bollaert (0-2).

Ce n’est pas une histoire d’intensité, mais bien une histoire d’efficacité. Pour son deuxième match de Ligue des champions de la saison, le RC Lens est arrivé conquérant à Bollaert, avec la volonté d’enchaîner après son succès à Prague dans le money time (2-3). Et contrairement au match en République tchèque, les Lensois sont présents dans le jeu dès l’entame et dominent leur adversaire tout au long de la première période.

Les hommes de Cahuzac se procurent ainsi 12 tirs durant les 45 premières minutes, plus ou moins nets, plus ou moins dangereux. Mais au final, aucun ne finit au fond, et c’est bien là le problème. Thauvin (6e), Kadile (13e), Ivanovic (34e), Haïdara (36e) : tous ont leur occasion de faire plier le Sporting, mais personne ne parvient à la convertir.

Les Portugais, eux, n’ont pas ce souci. Les hommes de Rui Borges ouvrent le score totalement contre le cours du jeu, alors qu’en face, les duels, l’intensité, la niaque, tout est du côté lensois. Mais parfois, dans le football, il suffit d’être malin, intelligent et surtout patient. Cette patience, les Sportinguistas l’ont eue : pendant plus de vingt minutes, ils ont gardé la tête sous l’eau sans craquer.

Sur leur première occasion du match, Luis Suárez, bien servi par Irankunda côté gauche, ouvre le score d’une belle déviation, dans le bon tempo (22e, 1-0). Redoutable, l’ancien Olympien aurait pu doubler la mise quelques minutes plus tard, lancé seul dans la profondeur, mais sa frappe du pied droit a été superbement détournée par Risser (32e). À la pause, les Portugais mènent,grâce à ce but de Suarez qui fait très mal aux Sang et Or. 

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Lens s’expose, le Sporting punit

Comment aborder le second acte quand on a dominé sans marquer ? Pour les joueurs de Cahuzac, la réponse est simple : avec la même envie, la même intensité, et en continuant à tenter sa chance, comme le fait Haïdara à l’heure de jeu. Sa frappe à trente mètres, en direction de la lucarne, oblige Pereira à sortir un gros arrêt (59e).

Mais quand on prend des risques, on s’expose. Sur une nouvelle attaque rapide, le Sporting se procure à son tour une grosse occasion par Simões, dont la frappe du pied gauche est bien captée par Risser (61e). Le match devient alors une partie de ping-pong : dans la foulée, c’est Édouard qui peut égaliser, mais il s’emmêle les pieds et sa frappe, trop molle, ne pose aucun problème à Pereira (62e).

Le rythme finit par retomber, et les jambes lensoises deviennent de plus en plus lourdes. Les Lisboètes en profitent, multiplient les situations et finissent par inscrire le but du break. Encore une fois, sur une action en transition : lancé dans la profondeur par Derry depuis son camp, Doumbia voit Risser sortir de manière désespérée et n’a plus qu’à pousser le ballon du plat du pied droit dans le but vide (74e, 2-0).

C’est dur pour le RC Lens, mais c’est la loi de la Ligue des champions. À ce niveau, l’envie ne suffit pas : il faut ce supplément d’expérience, ce sang-froid des grands soirs, pour transformer la domination en résultat. Lens passe à côté (0-2) et s’en veut, tant ce faux pas était évitable. Il faudra vite rebondir à Bruges, lors du prochain déplacement qui s’annonce déjà sous tension.

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