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Qu'est-il arrivé à Lille ? Au LOSC qui, il y a deux ans, ne faisait pas "peur", mais était un adversaire référencé, capable de battre les deux clubs de Madrid et capable, surtout, de terminer dans le top 8 pour l'inauguration de la nouvelle formule de Ligue des champions ?
Un an plus tard, les Dogues terminaient 18e de la phase de championnat de Ligue Europa, concédant des revers contre le PAOK, l'Étoile Rouge ou les Young Boys. S'il n'y avait rien d'infamant à se faire éliminer par le futur vainqueur, Aston Villa, dès les 8e de finale, le fait est qu'après une telle campagne en C1, c'est un autre dénouement qui était attendu.
Pas de parole à la défense
Le début d'une reculade, finalement, sur le plan européen. Un état de fait dont a eu la preuve cette saison. Si, encore une fois, il n'y a rien de "grave" à perdre à Arsenal, la manière fait franchement désordre. Sauf qu'on retrouve un dénominateur commun avec la défaite contre le Betis : une dizaine de minutes d'absence totale qui a coûté le match.
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Deux buts concédés et un carton rouge contre les Espagnols, trois buts encaissés chez les Anglais. Et toute une préparation qui part à vau-l'eau. En quoi est-ce inquiétant ? Tout simplement parce que cela n'arrive jamais. Hormis une défaite rocambolesque contre le PAOK l'an dernier, il fallait remonter à décembre 2020 pour voir le LOSC encaisser 3+ buts sur la scène européenne. Et encore était-ce un match sans enjeu en dernière journée de Ligue des champions. Sinon, on parle de novembre 2019.
Or, c'est arrivé deux fois en deux matchs de Ligue des champions cette saison. Contre seulement cinq buts encaissés en sept matchs de Ligue 1 (dont quatre clean sheets). Or, cela est censé être une marque de fabrique lilloise, à tous les niveaux. Cette équipe peut être battue. Mais pour la battre, il faut la bouger, car son bloc est difficile à percer. Pour la battre, il faut faire des efforts. Aujourd'hui, il faut faire des efforts pendant dix minutes, ce qu'a fait Arsenal, qui a passé le reste du match à trottiner.
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Est-ce tout simplement parce que ce LOSC est moins fort que ses prédécesseurs ? Le fait qu'aucun joueur ne dépasse les deux buts en Ligue 1 cette saison laisse toujours cette impression que Lille est dépendant d'Olivier Giroud, 40 ans, pour faire trembler les filets. L'ancien meilleur buteur des Bleus sera probablement titulaire ce mercredi soir après être sorti du banc sur les deux premiers matchs (pour 25 minutes en cumulé). Ce n'est pas un plan de jeu, c'est un enterrement.
Tout comme le fait de n'avoir marqué que de la tête pour l'instant dans cette Ligue des champions. Il en faudra plus pour avoir une chance. Ce LOSC manque de créateurs, et de leaders. Il y a des blessés, bien évidemment, comme Osame Sahraoui, qui a de toute façon perdu tout son pétillant depuis de trop longs mois, ou Tiago Santos dont on n'imaginait pas, au vu des deux derniers matchs, qu'il était aussi important.
Galatasaray, l'adversaire parfait
Mais surtout, ce LOSC n'est pas mort de faim. Et c'est un point qu'il va falloir rectifier. En effet, il reçoit un adversaire qui en est au même point sur le plan comptable : à zéro. La différence venant surtout du fait que pour le Galatasaray, s'incliner à Lisbonne et se faire fouetter par le Barça semble logique. Et quand on regarde l'effectif turc, il y a suffisamment de qualité pour enterrer vivant la campagne du LOSC dès ce mercredi. À moins que...
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… à moins que Lille ne profite de cet adversaire parfait. Un adversaire qui encaisse beaucoup de buts, même énormément (18 en 10 matchs toutes compétitions confondues en défense) et qui en marque autant (19 buts). Un adversaire qui n'a surtout que rarement fait admirer une solidité mentale, et contre qui il semble toujours possible de renverser la situation. Avec une équipe solide défensivement, il y a matière à mettre un coup parfait en place : laisser les vagues turques échouer sur la plage défensive et surfer sur celles de la contre-attaque. Plus facile à dire qu'à faire…

Mais c'est déjà la fin des illusions qui se profile. Certes, comptablement, ce n'est pas fini tant que ce n'est pas fini. La 24e et dernière place qualificative s'est jouée à 11 points en 2025, et même à 9 points en 2026. Puisque le LOSC n'est pas du genre à céder à la panique (dernier entraîneur renvoyé en cours de saison : Marcelo Bielsa en 2017), Davide Ancelotti aura sans doute d'autres occasions de redresser la barre. Mais la plus belle, c'est ce mercredi soir.
