Un Maroc ambitieux tient tête au Brésil qui peut remercier Vinicius Jr

Un Maroc ambitieux tient tête au Brésil qui peut remercier Vinicius Jr
Un Maroc ambitieux tient tête au Brésil qui peut remercier Vinicius JrReuters/Caean Couto

Face au Brésil, le Maroc aurait pu mériter bien mieux. Dominateurs pendant de longues séquences, les Lions de l'Atlas ont livré un match de très haute tenue, malgré l'égalisation de Vinicius Jr. en première période (1-1).

Sur le papier, le Brésil partait favori. Sur le terrain, le Maroc en a décidé autrement. Dès le coup d'envoi, les Lions de l'Atlas ont imposé leur tempo, leur intensité et leur qualité technique, bousculant une Seleção jamais vraiment à l'aise dans ce match. 

Le Maroc entre en effet dans ce match en conquérant. Ces derniers s'emparent d'emblée de la maîtrise du ballon et se montrent nettement supérieurs techniquement à la Seleção. El-Aynaoui manque la première occasion franche de son équipe, écrasant trop sa frappe du pied droit (6e). Dans la foulée, Hakimi, sur un tir du même pied, ne cadre pas davantage (7e), tandis que le Lillois Ayyoub Bouaddi, lui, se régale dans l'entrejeu et va dicter le jeu marocain jusqu'à la 90e minute par son dynamisme, sa précision et son élégance technique.

En face, c'est un éclair de génie de Vinícius Jr qui offre au Brésil sa première demi-occasion - le joueur du Real Madrid trouve Igor Thiago, dont la tête passe de peu à côté (13e).Mais c'est bien le Maroc qui va ouvrir le score… sur une contre-attaque foudroyante. Brahim Díaz reçoit rapidement un ballon dans l'axe, après une perte de balle brésilienne. Il lance dans la profondeur Ismaël Saibari, qui prend le meilleur sur Gabriel avant de déposer un ballon piqué au-dessus d'Alisson Becker, trompant toute la défense de la Seleção (21e, 0-1). Un but qui intervient juste avant la pause fraîcheur, et qui récompense une domination méritée.

Ce but ne refroidit nullement les ardeurs marocaines. Hakimi s'élance plein axe et tente sa chance à l'entrée de la surface, mais sa frappe s'échappe du cadre (27e). Le Maroc est flamboyant : il récupère tous les ballons haut, presse sans relâche et continue de faire souffrir les cages de la Seleção. Les situations se multiplient, la maîtrise technique est remarquable, et un second but semble imminant à la demi-heure de jeu.

Sauf que le Brésil peut compter sur ses individualités, et Vinicius Jr. en est la parfaite illustration. Sur sa seule véritable opportunité de la rencontre, Bruno Guimarães le trouve dans un trou de souris dans la surface, à gauche. L'ailier du Real Madrid rentre alors sur son pied droit et décoche une frappe puissante et précise qui ne laisse aucune chance à Bounou (32e, 1-1). Le Brésil égalise ainsi contre le cours du jeu, porté par son génie.

Un nul qui arrange les deux sélections

Malgré ce coup du sort, le Maroc ne se laisse pas déstabiliser et continue de régaler : chaque prise de balle est propre, chaque transition vers l'avant est tranchante. Du côté brésilien, on s'est mis un peu plus dans le match, mais on continue de miser sur les éclairs individuels, à l'image de la reprise de Paquetá, bien repoussée par Bounou (45+1e). À la pause, les deux équipes sont à égalité, mais on sent que ça peut flancher d'un côté comme de l'autre. 

Le Brésil aborde la seconde période avec de tout autres intentions. Les hommes de Ancelotti montent d'un cran dans l'intensité et instaurent un pressing haut et soutenu dans le camp adverse. Igor Thiago est d'ailleurs à deux doigts d'offrir l'avantage à la Seleção sur une frappe spontanée, mais Bounou s'interpose avec autorité (52e). 

Le Brésil prend alors les commandes du ballon, tandis que les Lions de l'Atlas cherchent à se libérer en jouant rapidement en transition. Mais le rapport de force a changé : le pressing brésilien, plus agressif et mieux organisé, pousse désormais les Marocains à se délester du ballon bien plus tôt qu'en première période. Mais la pause fraîcheur tombe à pic pour le Maroc, puisque une fois passée, les hommes de Mohamed Ouahbi parviennent à remmetre le pied sur le ballon.

La tendance s'inverse donc à nouveau. Les Lions de l'Atlas reprennent confiance et se procurent à nouveau des situations dangereuses. Néanmoins, la fatigue et la volonté de tenir ce match nul finissent toutefois par se faire sentir des deux côtés, d'autant que l'arbitre annonce dix minutes de temps additionnel.

Danilo Santos tente sa chance du pied gauche dans un angle fermé, mais Bounou veille au grain et repousse la frappe (93e). C'est finalement le Maroc qui se crée la dernière occasion franche du match, sur une double tentative signée El-Aynaoui, puis Amaimouni, sans que ni l'une ni l'autre ne trouvent le chemin des filets (99e).

Le score final est de 1-1, et ce résultat, s'il peut sembler équitable sur le papier, laisse un léger goût d'inachevé côté marocain. Les Lions de l'Atlas auront en effet livré une performance de très haute tenue face à aux Brésiliens. Dominateurs dans le jeu, séduisants techniquement, et portés par un Bouaddi souverain et un Saibari décisif, les hommes de Ouahbi auront montré qu'ils n'avaient rien à envier aux sélections les plus prestigieuses de la compétition.

La Coupe du monde 2026 se déroulera du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Le tournoi réunira 48 sélections et se jouera dans 16 stades modernes.

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