Lamine Yamal (19) affirme qu’il n’est pas surpris que sa phrase "s’ils doivent avoir peur, que ce soit eux" ait été mal interprétée. "Non, ça ne me surprend pas, je vous connais. On m’a demandé si la France me faisait peur et j’ai répondu que non. Nous sommes champions d’Europe. C’est du football, comme l’a dit Koundé. C’est du football, c’est tout".
Le joueur de Barcelone assure qu’il n’est pas nerveux avant la demi-finale. "Je suis très calme, là je vais voir mon frère pour me faire couper les cheveux. Et le match sera très beau. C’est un match que tout le monde voulait voir. Les deux équipes attaqueront, défendront. Ce sera sûrement un match très équilibré. Non, pas de pression. Je joue comme je sais. Je ne jouerai jamais mieux ou moins bien que ce que je sais faire. Quand tu donnes tout et que les gens le voient, tu ne ressens pas de pression".
Lamine affirme qu’il ne croit pas à la numérologie, interrogé sur le '19', numéro qu’il porte sur son maillot, qui correspond aussi à son âge et à la date de la finale. "Non, parce que l’entraîneur du Portugal a dit quelque chose de similaire et Mikel Merino a marqué. Et le collier… Ce n’est pas un cadeau car je l’ai payé moi-même (rires). Un cadeau de ma part".
Cependant, il est conscient de l’importance de cette demi-finale, qu’il place devant une finale d’Euro ou n’importe quel match de Ligue des champions qu’il a disputé avec le Barça. "Top-1. C’est le match le plus important que je vais jouer. C’est sûr".
"Vous n’avez rien à attendre de moi"
Lamine Yamal ne doute pas que l’Espagne puisse être championne. "Évidemment oui. C’est difficile, mais on se voit tous comme des champions, comme en 2010. Pourquoi pas ?".
D’un autre côté, il n’accorde pas d’importance au fait de n’avoir marqué qu’un seul but. "Chaque tournoi est différent. Ce n’est pas la faute de l’entraîneur si je n’ai pas cinq buts. Ce sont des choses du jeu et ça ne m’inquiète pas. J’ai été petit, j’ai vu des Coupes du monde où l’Espagne a été éliminée. On gagne et c’est ça qui compte. J’espère que demain (mardi) je pourrai marquer".
Interrogé sur la polémique après l’article de Rajoy, il a répondu ceci. "Demain (mardi), on jouera l’un des plus beaux matchs. Mais si le football sert à quelque chose, c’est à intégrer. Surtout avec l’Espagne et la France comme exemples. Le football est fait pour ça, pas pour parler de ces commentaires".
Il a aussi évoqué le phénomène viral que représente son frère pendant la Coupe du monde. "Il ne s’en rend pas compte. Il fait ce qu’il fait à la maison tout le temps. Quand la caméra le filme, il fait des bêtises. J’aime le voir quand il passe à l’écran, ça m’amuse".
Et enfin, il a adressé un petit tacle à la presse. "Depuis l’Euro, on progresse en tant qu’équipe. Je ne ressens pas de pression. Vous dites que je ne suis pas à mon meilleur niveau, donc vous n’avez rien à attendre de moi. Mais j’espère que ce sera une grande journée".
