Perte de confiance, blessures à répétition, quelques soucis à la récupération et sur le plan offensif... Les problèmes s'accumulent pour Chelsea à la mi-saison. Sur les huit derniers matchs disputés par les Londoniens, seulement 1 victoire est à noter (contre Bournemouth, 2-0). La reprise post-Mondial est difficile, sans compter que les Blues avaient déjà commencé à battre de l'aile en novembre.
De tels résultats accompagnent une 10e place médiocre, loin du standard européen que le club affiche pourtant. En effet, toujours présent en Ligue des champions, les hommes de Graham Potter affronteront le Borussia Dortmund en février prochain. Mais privée d'une partie importante de ses joueurs, l'équipe est susceptible de plonger un peu plus profondément dans les abysses. A moins que la période de transfert ne vienne changer la donne.
Joao Félix, Benoît Badiashile, Andrey Santos & David Datro Fofana
Plus le temps passe et plus les blessures se font importantes à Chelsea. N'Golo Kanté, touché aux ischios en août, n'est jamais vraiment revenu sur les pelouses anglaises. Additionnellement, Edouard Mendy, Ben Chilwell, Wesley Fofana, Reece James, Ruben Loftus-Cheek, Raheem Sterling et tout récemment, Christian Pulisic, ont tous été victimes de pépins physiques. Autant dire que la moitié de l'effectif manque. Ce n'est donc pas étonnant de voir que les Londoniens ont du mal à rivaliser avec leurs concurrents.
Devant à tout pris combler ses déficits en attaque, comme en défense, les Blues sont actifs depuis le début du mois de janvier sur le marché des transferts. Ainsi, quatre recrues ont déjà fait leur apparition parmi les rangs londoniens. Le défenseur français, Benoît Badiashile, s'est engagé jusqu'en 2030. Joao Félix, de son côté, est prêté par l'Atlético de Madrid jusqu'à la fin de saison pour venir renforcer à la création. Une nouvelle qui ravira supporters et membres de l'équipe puisqu'il est considéré comme l'un des meilleurs espoirs du football mondial.
"Évidemment, les attentes sont là où elles sont. Vous voulez être ici, avoir tous vos joueurs disponibles, une équipe en pleine forme, et être capable de rivaliser. C'est frustrant pour tout le monde en ce moment", a énoncé Graham Potter il y a 5 jours, avant le premier choc face à Manchester City, perdu 0-1.
Néanmoins, les absences ne justifient pas tout.
Des soucis techniques, et un problème de réalisation
Trois buts marqués en huit matchs ne témoignent pas d'une efficacité certaine. C'est même tout le contraire. Malgré un certain avantage que Chelsea garde sur son adversaire, le résultat n'y ait pas.
Questionné sur sa performance contre Manchester City en FA Cup (4-0, ce dimanche), Graham Potter a tenu à affirmer que : "Les 20 premières minutes ont été difficiles, nous n'avons pas pu attaquer autant que nous l'aurions voulu. Man City s'est très bien débrouillé pour nous empêcher de le faire, mais nous avons quand même eu du mal, dans le principe de création."
"La première mi-temps a été douloureuse et difficile pour nous tous. En deuxième mi-temps, nous avons dû réagir et il y a eu des points positifs pour les jeunes joueurs", a-t-il toutefois concédé pour faire état de choses positives.
Une autre preuve du manque d'animation offensive est le fait qu'en Premier League, Chelsea ait effectué une moyenne de 10,9 tirs par match, ce qui représente le 16e plus faible total du Championnat.
Face à Fulham ce jeudi, les joueurs de l'ouest de la capitale, se doivent de tout donner pour ne pas perdre encore plus d'envergure. Graham Potter étant déjà sur la sellette, les Blues pourraient dire adieu à leur deuxième entraîneur de la saison, plus vite que prévu.
