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Wembanyama, la saison NBA 2026-2027 pour tout rafler

Wembanyama lors de la présaison.
Wembanyama lors de la présaison.Daniel Dunn-Imagn Images

Est-ce l'année du raz-de-marée ? Tous les projecteurs sont braqués sur Victor Wembanyama, qui vise le titre avec les Spurs en NBA et pourquoi pas le trophée du meilleur joueur de la saison (MVP).

"Il change tout, vraiment", lance le "King" LeBron James à l'orée de l'exercice 2026-2027.

Car le phénomène français casse les codes par son style de jeu, sa polyvalence hors normes pour ses 2,24 mètres et sa défense d'enfer.

Déjà élu meilleur défenseur de la ligue à l'unanimité l'année dernière, Wemby devrait renquiller lors de sa quatrième saison.

Qu'en est-il du titre ?

Les Spurs ont tout pour le décrocher : ils sortent d'une saison phénoménale, bien au-delà des attentes, et ils ont désormais l'expérience des finales NBA, avec un échec 4-1 face aux Knicks qui devra nourrir leur nouvelle voie vers le sommet.

"On est plein d'espoir et très ambitieux", lance le tricolore de 22 ans, aux statistiques déjà remarquables (25 points, 11,5 rebonds de moyenne la saison dernière).

San Antonio dispose d'un effectif jeune et ultra-talentueux, avec les phénomènes Stephon Castle (21 ans, 16,7 points) et Dylan Harper (20 ans, 11,8 points).

Et à l'intersaison, ils ont ajouté au puzzle la pièce Tobias Harris, un vétéran de 34 ans au talent certain, venu apporter de la densité dans la raquette.

L'ailier-fort est même considéré comme la recrue la plus sous-estimée de l'été par les managers des 30 équipes NBA dans le traditionnel sondage d'avant-saison.

Créateur

Mais un favori ne gagne pas toujours et les prétendants au titre sont nombreux, avec des Knicks avides d'un doublé, ou encore un Oklahoma City à l'effectif ultra-complet porté par le double MVP Shai Gilgeous-Alexander.

Alors Wemby devra s'étoffer.

"Il peut progresser dans tous les domaines", assure son coach Mitch Johnson, qui cornaque les Spurs depuis mai 2025, après l'ère de l'emblématique Gregg Popovich qui a guidé San Antonio à cinq titres de champion.

L'entraîneur a déjà donné des billes de ce qu'il attend de lui : un joueur encore plus créateur qu'avant, central dans la distribution du jeu, un peu à la Nikola Jokic à Denver.

Un rôle indispensable s'il veut remporter le trophée MVP.

"Il faut qu'il soit décisif, efficace en permanence", suggère l'ancien meneur Steve Nash dans son podcast "Mind The Game".

"Il aurait déjà pu être élu meilleur joueur l'année dernière. La différence c'est qu'on regarde de près celui qui peut faire remporter un match sur le gong à son équipe, et ce n'est pas forcément sa qualité première", ajoute le double MVP de la NBA (2005, 2006).

Wemby, qui a conscience de sa marge de progression en attaque, est arrivé troisième du dernier classement, derrière le lauréat Gilgeous-Alexander (31,1 points) et Jokic (27,7 points, 12,9 rebonds).

L'étoffe d'un leader

Reste l'aspect mental.

Wembanyama a le goût de l'ambition et la compétition mais il doit digérer la défaite.

"Quand vous pensez à la façon dont les Spurs ont perdu face aux Knicks, ça a dû faire très mal. Alors en commençant la nouvelle saison, ils doivent aussitôt arriver avec un instinct de tueur", estime l'Américain Gilbert Arenas, ancien meneur des Wizards.

Le Tricolore, au physique aguerri après un Mondial comme capitaine des Bleus où il a décroché l'argent, assure avoir vécu "la plus grande leçon" de sa vie en juin dernier.

Wemby a l'assurance et l'étoffe d'un leader sur le parquet, où il ne cesse de porter la voix, avec une mentalité de gagnant chevillée au corps.

Depuis son arrivée comme N°1 de la draft en 2023, les Spurs n'ont fait que progresser : 14ᵉ la première année, 13ᵉ la deuxième, finalistes NBA la troisième.

Si la logique est respectée, il ne reste qu'une option : être champion NBA.

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