Conserver le trophée de Most Valuable Player, c'est une performance peut-être moins appréciée désormais. Shai Gilgeous-Alexander est devenu le 14e joueur de l'histoire de la NBA à la réaliser. Mais ce n'est pas pour ça qu'il faut la dévaluer. Une saison régulière sans faille, pour lui et pour l'Oklahoma City Thunder, et ce sentiment de domination soir après soir, voilà ce qu'a réalisé SGA.
Mais voilà, alors que le titre (et là aussi le doublé) semblait promis au Thunder, tout s'est écroulé en finale de conférence. Une défaite au game seven contre les Spurs, alors qu'OKC semblait infaillible, et tout a été remis en cause. Sur le plan purement statistique, difficile d'imputer la défaite au MVP, mais il faut bien que quelqu'un porte la responsabilité de cet échec, et c'est aussi le rôle du franchise player.
Cela ne veut pas dire pour autant que tout est fini. La saison à venir sera abordée avec tout autant d'ambitions. Chaque année, on a l'impression que le niveau global des prétendants monte, mais OKC reste un des principaux candidats au titre. Sauf que son leader va devoir à nouveau prouver pourquoi il possède désormais deux statuettes dans son armoire à trophées. Et avec l'émergence des Spurs, avec foule de contenders armés jusqu'aux dents, il sera fusillé en place publique en cas d'échec.
Mais l'objectif est aussi historique à titre individuel. Car il existe bien un club select pour le MVP : celui de ceux qui ont réalisé le triplé. Bill Russell, Wilt Chamberlain, Larry Bird. Trois légendes, bientôt une quatrième ? Au vu de l'aptitude du Thunder, qui a terminé en tête de l'Ouest lors des trois dernières saisons régulières, impossible d'exclure ce scénario. En espérant encore plus de maestria pour clore définitivement le débat.
Stats 2025/2026 : 31.1 points à 55.3 % au tir dont 38.6 % à trois points, 6.6 passes (68 matchs).
Objectif raisonné 2026/2027 : 35 points, candidat MVP
